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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 12:08

 

 

Mal-être à la Mission locale : les dirigeants répondent « Nous avons réagi tout de suite »

Soissons

Publié le lundi 27 juin 2011  link

Le président Albert Grandfond entouré de la directrice Christine Barret-Labre et du vice-président Raymond Duvauchelle.

Le président Albert Grandfond entouré de la directrice Christine Barret-Labre et

du vice-président Raymond Duvauchelle.


Les dirigeants de la Mission locale ne s'étaient pas encore exprimés sur le malaise profond du personnel révélé dans nos colonnes.

 

« On ne peut pas dire qu'on n'a rien fait », jugent-ils.

DEPUIS la révélation dans nos colonnes du mal-être profond du personnel de la Mission locale, pointé par un rapport de la Médecine du travail (l'union des 7 et 9 juin), ses responsables ne s'étaient pas encore exprimés.


C'est ce que viennent de faire Albert Grandfond et Raymond Duvauchelle, respectivement président et vice-président, pour l'occasion accompagnés de la directrice Christine Barret-Labre.
Aux yeux du président, les salariés n'ont fait une présentation que « très partielle » des faits, Albert Grandfond affirmant « avoir pris les choses très au sérieux » : « Nous avons réagi tout de suite.

 

Dès le 3 décembre, nous avons eu une entrevue avec la médecine du travail. »
« Le dialogue ne se fait pas »
Selon le président, le conseil d'administration de la Mission locale et son bureau ont ensuite évoqué ce sujet à de « multiples reprises ».
« On ne peut pas dire qu'on n'a rien fait, c'est injuste. Le souci, c'est qu'on ne connaît pas la nature du problème, le dialogue ne se fait toujours pas avec les salariés », note Raymond Duvauchelle, qui regrette qu'il n'y ait « aucune proposition de solutions, du personnel comme des délégués syndicaux ».
Albert Grandfond livre le même constat : « D'un côté, on se plaint et après, il n'y a aucune question inscrite aux réunions de délégués du personnel. »
Raymond Duvauchelle s'avoue néanmoins « perturbé d'avoir des gens en malaise si profond qu'ils n'arrivent pas à l'exprimer. J'aimerais bien qu'un dialogue s'instaure ».
Un audit extérieur ?
Que faire, dès lors, face à cette situation de blocage ?

 

Le président indique que l'appel à un cabinet extérieur est « envisagé », une ligne de crédits « de crise » ayant même été prévue. L'association régionale pour l'amélioration des conditions de travail a aussi été sollicitée. « Cela peut sembler long aux salariés. On est encore dans la phase d'attente », note Albert Grandfond.
« Ce sont des cas très sérieux, mais il faut penser à la Mission locale », relève encore Raymond Duvauchelle.

 

Quant à l'intervention du représentant de Force ouvrière, Didier Aubossu, lors de l'assemblée générale, le président et le vice-président le soupçonnent d'avoir voulu « faire un coup » et jugent qu'« il pouvait très bien reprendre la parole aux questions diverses. Il ne l'a pas fait ».
Guéguerre syndicale ?

Les salariés en souffrance attendent sans doute autre chose.

Par Force Ouvrière-Aisne -InfO-Travail-Handicap - Ecrire un commentaire
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Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 18:05

 

Conditions de travail au CFA-BTP Un mur d'incompréhensions


Publié le lundi 27 juin 2011 à source link

Exerçant leur droit de retrait, les formateurs n'accueillent pas les apprentis.

Exerçant leur droit de retrait, les formateurs n'accueillent pas les apprentis.


Toujours pas d'entente entre les formateurs et la direction du CFA-BTP. Les premiers exercent leur droit de retrait alors qu'en face, on parle de grève surprise.

ILS ne sont pas d'accord et aucune des deux parties ne semble prête à céder. Depuis dix jours, les formateurs du CFA-BTP exercent leur droit de retrait. Ils estiment que leurs conditions de travail, notamment, le manque de soutien de la direction en cas de conflit avec un apprenti, présentent « un danger grave et imminent pour leur santé » (l'union du 21 juin).
Ils ne font pas cours, mais n'ont pas pour autant cessé le travail, puisqu'ils se consacrent à d'autres tâches, comme remplir des bulletins ou corriger des copies.
Sanctions
La direction ne l'entend pas de cette oreille. De son point de vue, il s'agit ni plus ni moins d'une grève surprise, avec les conséquences que cela implique. « Leur salaire sera amputé », assure le secrétaire de l'association gestionnaire du CFA, Frédéric Haussoulier. Ce qui, précisons-le, n'est pas le cas quand on reconnaît aux salariés l'exercice du droit de retrait.
« Je suis déçu par l'attitude de ces formateurs. Débrayer sauvagement comme ils l'ont fait et prendre en otage les apprentis ne va pas redorer l'image de l'établissement », souligne Frédéric Haussoulier.
Il fait remarquer que le « danger imminent » invoqué par les salariés ne tient pas : « S'ils exercent leur droit de retrait parce que le toit menace de s'effondrer, d'accord, mais ce n'est pas du tout le cas ici. On parle d'un professeur qui aurait malmené un apprenti. Il a donc été mis à pied à titre conservatoire, le temps de l'enquête, puis il sera entendu. Je crois que les jeunes auraient pu, à juste titre, exercer leur droit de retrait si nous avions maintenu cet enseignant le temps de la procédure. »
Le secrétaire général balaie d'un revers de main l'idée que la direction prend systématiquement le parti des apprentis en cas de conflit.
Juge des Prud'hommes
Il assure que des sanctions et même des exclusions sont prises à leur encontre quand les faits sont suffisamment graves. « Il en est de même pour les formateurs. »
Jeudi, la réunion qui s'est tenue entre les deux parties n'a mené à rien, une seconde entrevue est donc programmée ce mercredi, mais personne ne semble prêt à lâcher du terrain.

 

Si aucun accord n'était trouvé, il faudrait alors faire appel à un juge des Prud'hommes qui tranchera.

 

 

 

Malaise au CFA-Bâtiment Les formateurs dénoncent leurs conditions de travail

CFA du bâtiment et des travaux publics   Chemin d'Aulnois 02006   Laon
Tél. : 03 23 23 32 90link

 

 

 

 

le mardi 21 juin 2011 source link

Denis Hugues, Isabelle Vilarinho et Delphine Poindron, représentants du personnel, souhaitent rencontrer la direction, une demande qui pour l'instant reste lettre morte.

Denis Hugues, Isabelle Vilarinho et Delphine Poindron,

représentants du personnel, souhaitent rencontrer la direction,une demande qui pour l'instant reste lettre morte.

 

à LAON 02000

 

Depuis jeudi, les formateurs du CFA-bâtiment exercent leur droit de retrait.

 

Ils dénoncent des conditions de travail présentant un

 

« danger grave et imminent » pour leur santé.http://photos-b.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/29516_121474437870777_109625419055679_222238_5508226_s.jpg

 

DÉCIDÉMENT, il ne fait pas bon travailler au CFA-Bâtiment, chemin d'Aulnois. Ce n'est pas la première fois que l'on évoque, dans ces colonnes, le cas d'un professeur licencié après une altercation avec un apprenti mais aujourd'hui, plus question de laisser la situation pourrir affirment les délégués du personnel et parmi eux, Denis Hugues. Il estime que les événements de la semaine dernière ont été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. « Il nous est de plus en plus difficile d'exercer sereinement notre travail, et notamment le face à face avec les élèves. Nous nous trouvons dans une situation où persiste un danger grave et imminent pour notre santé ».

 

 

Stress et dépressionhttp://2.bp.blogspot.com/_0sIzZRcoFok/S32AdZ6RKpI/AAAAAAAAEwk/q0Nb_waHpZ8/s400/no-stress.jpg

 

 

C'est donc à ce titre que, depuis jeudi midi, 21 des 26 formateurs exercent leur droit de retrait, et non pas, comme cela semble être perçu par la direction de l'établissement, pour soutenir et demander la réintégration d'un collègue, sous le coup d'une mise à pied conservatoire après un échange houleux avec un élève.
« Ce qui s'est passé avec ce professeur est révélateur de ce que nous vivons depuis longtemps : seule la parole de l'apprenti est prise en compte dans une situation conflictuelle. L'enseignant n'est jamais écouté et cela pèse sur le moral de tous. Combien d'entre nous sont en arrêt de travail pour dépression ou éprouvent un réel stress au travail ? Chaque matin, nous entrons dans une arène, sans aucun soutien de notre direction. Tout peut arriver », explique Denis Hugues.

 

Silence radio http://www.gadlu.info/wp-content/uploads/2009/07/silence.jpg

 

Concrètement, ce droit de retrait signifie que les formateurs ne font pas cours mais pour autant, ils ne sont pas en grève. Ils consacrent leurs journées à d'autres tâches comme remplir les bulletins de notes ou corriger des copies.
En principe, un CHS-CT aurait dû être convoqué dans les 24 heures mais la direction semble faire la sourde oreille. Les représentants du personnel parlent même d'intimidation. Ils affirment que vendredi, le contrat d'une formatrice en intérim, qui avait déjà son emploi du temps pour cette semaine, n'a pas été reconduit parce qu'elle a exercé son droit de retrait.
Samedi, ces enseignants ont également reçu une missive de leur direction qui évoque « un motif futile » et qualifie le mouvement de « grève surprise ». Elle fait part de son « indignation » et de sa « profonde déception », terminant par « votre réaction […] pourra nécessiter une mise au point individuelle ».
Isabelle Vilarinho, du CHS-CT, a bien conscience du fait que « juger de notre mal-être est plus difficile que de dire « cette machine est défectueuse, je cours un danger en l'utilisant » mais il existe bel et bien, cela représente un danger pour notre santé. Ce n'est pas la première fois que nous abordons le sujet mais à chaque fois, il a été balayé d'un revers de la main. Maintenant, nous exigeons une solution ».
En l'occurrence, une réunion avec la direction afin de mettre en place une réelle concertation pédagogique, une uniformisation des méthodes de travail qui éviterait selon eux bien des heurts. Mais visiblement, ce n'est pas gagné.

 

Hier, la direction du CFA n'a pas plus répondu à nos sollicitations qu'à celles de ses salariés.

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Lucie LEFEBVRE
llefebvre@journal-lunion.fr

 

Anxiété, dépression, stress... diagnostic " une mauvaise direction" .
Seul remède c'est la grève .

Par Force Ouvrière-Aisne -InfO-Travail-Handicap - Ecrire un commentaire
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Lundi 2 mai 2011 1 02 /05 /Mai /2011 12:24

 

 

 

La pensée dominante du moment est que la France décline. Notre pays est réputé mal résister à la mondialisation, la financiarisation de l'économie met à mal son industrie, son modèle économique fout le camp et ne lui permet plus de faire bonne figure dans le concert des nations.

Dans cette ambiance un peu plombée, il est revigorant d'entendre des voix discordantes propres à nous redonner le moral. Celles de Valérie Rabault et Karine Berger sont plutôt convaincantes quand elles nous annoncent que

« Les trente glorieuses sont devant nous ». 

 

Karine BERGER est actuellement directrice des études pour un groupe international après avoir travaillé au ministère de l'Économie et des Finances et Valérie RABAULT exerce au sein d'une banque d'investissement pour laquelle elle gère les grands risques de marché. Elle a été distinguée par Financial News parmi les 100 femmes les plus influentes de la finance européenne. Que nous disent-elles ?

Elles défendent l'idée que la France a les ressources pour relever le défi des 30 prochaines années. Pour ce faire, il lui faut recentrer ses priorités dans des domaines variés tels que les choix d'investissements, son modèle d'éducation, la politique du logement, celle de l'immigration, des transports etc. Ces choix devraient nous permettre de ramener à  l'équilibre le " modèle français " d'origine en s'inspirant de la devise républicaine : liberté, égalité, fraternité.

Les objectifs affichés sont ambitieux :

  • développement socio-économique : doublement du taux de croissance du PIB par habitant : 2,3% par an dans les années 2030
  • consommation et production durables : doublement de la productivité des ressources : passage de 1,7 à 3,5
  • adhésion et inclusion sociales : baisse de 40% du risque de taux de pauvreté après transferts sociaux
  • changements démographiques et santé publique : augmentation de 6 ans (à 70 ans) de l'espérance de vie en bonne santé ; progression du taux d'emploi des 55-64 ans passage de 38% à 55%
  • développement durable : part d'énergies renouvelables dans la consommation (multipliée par 4), consommation d'énergie dans les transports (divisée par 2)

C'est évidemment plus dynamisant et fédérateur que les discours protectionnistes et de repli sur soi.

En attendant de lire leur livre, vous pouvez retrouver les auteurs sur la toile et écouter la conférence qu'elles ont donnée devant le cercle d'analyse stratégique. 

 

 

 

 

source ici  link

 

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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 15:56

HANDICAP /L'emploi pour tous : peut mieux faire

Publié le mercredi 13 avril 2011 souce ici  link

Une conférence sur le handicap dans les entreprises qui a été bien suivie par un public jeune à l'IUT de Laon.

Une conférence sur le handicap dans les entreprises qui a été bien suivie par un public jeune à l'IUT de Laon.

 

« Les travailleurs handicapés dans l'entreprise et dans le monde du travail », tel était le thème de la conférence organisée à l'IUT de Laon par l'entreprise intérimaire Manpower dans le cadre de sa politique « Handicapable ». Handicapable (national) revendique en 2010 : 35 000 missions pour 6 750 entreprises clientes. Soit 5 400 (58 dans l'Aisne) travailleurs handicapés mis à l'emploi avec 600 référents handicap (4 dans l'Aisne) et 460 travailleurs handicapés (8 dans l'Aisne) formés.

 

Jérôme Dehu, responsable de l'entreprise dans l'Aisne et la Somme, a présenté la motivation de Manpower pour mieux intégrer les personnes handicapées sur le marché du travail.

 

 

 

Cette réunion, pour la deuxième année consécutive, est principalement, destinée à sensibiliser les entreprises et institutionnels.

 

 

Plus encore de s'adresser aux étudiants de deuxième année et futurs managers de l'IUT.

 

Plusieurs intervenants sont venus analyser et/ou témoigner de la difficulté, certes, mais aussi des possibilités d'employer des personnes handicapées (6 % obligatoires d'après la loi).

 

 

Cap sur l'emploi

Nadège Pierret est venue présenter Cap emploi Hand't'aisne, structure du Pôle Emploi, dont le but premier est « de mener les handicapés vers l'emploi durable ». Pas une mince affaire lorsqu'on sait que le recensement 2007 comptabilisait en France : 1,8 million de personnes reconnues handicapées, probablement 5 millions de salariés connaissant des problèmes de santé. Et d'insister « Méfions nous ! Pour 80 % des travailleurs handicapés, ça ne se voit pas. » Et de conclure que même si les progrès sont réels, « la loi devrait évoluer encore plus vers l'absence de toute discrimination. »

 

Jean-Raoul BOULANGER
 Manpower à laon ne recule devant rien pour faire sa pub !!!!!!
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source  ici  link

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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 19:23

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Prud'hommes : contentieux et stress au travail

Le bâtonnier Eric Clément s'est interrogé sur le principe de la parole et l'oralité des débats.
Le conseil des prud’hommes a fait sa rentrée solennelle jeudi.

Le stress au travail devrait arriver prochainement devant la juridiction.

Le stress au travail s'invitera-t-il cette année au Conseil des Prud'hommes de Laon ?

En effet, des litiges relatifs à l'anxiété des salariés ne devraient pas tarder à être portés devant la juridiction.Jeudi, lors de l'audience solennelle de rentrée, Jacky Lentrebecq, président sortant, a évoqué la saisine de conseils des Prud'hommes par des salariés soucieux de prouver la responsabilité de leurs employeurs vis-à-vis de leur anxiété.
« Cela s'est vu dans des juridictions comme Bobigny ou Versailles, précise Jacky Landrebecq en marge de l'audience solennelle de rentrée. De tels dossiers devraient donc bientôt arriver à Laon. »
Les crises sociales traversées en 2009 sur le ressort de la juridiction se sont traduites par une progression des contentieux. « L'année 2008 était qualifiée l'an dernier de plus forte progression enregistrée ces dernières années avec 5 % d'augmentation des contentieux. Pour l'année 2009, l'augmentation est de 13,3 % et atteint le niveau le plus haut de la décennie. Cette progression inquiétante était en lien avec la forte récession économique qui a entraîné un recul de l'emploi et donc un surcroît de licenciements », a souligné Jacky Lentrebecq.

Des chiffres flatteurs

Les autres chiffres communiqués sont plutôt flatteurs pour la juridiction laonnoise, qui traite plus rapidement les affaires que la moyenne nationale, peu d'appels et de nombreuses confirmations en appel : « La durée moyenne nationale pou les affaires au fond est de 12,7 mois et 9,9 mois pour les affaires au fond et les référés. Nous évacuons plus rapidement nos affaires, avec une différence de 4,1 mois. En 2010, la Chambre sociale de la Cour d'appel d'Amiens a prononcé 3 confirmations, 1 radiation, 1 appel irrecevable et 2 extinctions d'instance en désistement sur nos décisions rendues en 2010. »
Au bilan de Jacky Lantrebecq a suivi le discours du Procureur de la République Olivier Hussenet. Le patron du Parquet de Laon a présenté quelques observations sur le statut d'auto entrepreneur et les pratiques de certaines entreprises qui le détournent : « Le 6 janvier 2010, le

tribunal correctionnel de Laon a rendu son délibéré dans une affaire qui illustre la problématique. Il s'agissait d'une entreprise spécialisée dans le façonnage du bois, qui assure l'intégralité de cette activité sans recourir au salariat mais exclusivement à des travailleurs indépendants et à des auto entrepreneurs. Ces derniers sont d'anciens chômeurs, qui étaient à la recherche d'un emploi salarié, mais qui ont été conduits à opter pour le statut d'auto entrepreneur avant d'être admis à travailler sur le site de l'entreprise. Le chef d'entreprise et l'entreprise ont été poursuivis pour travail dissimulé par dissimulation de salariés. »
Ce cas fort complexe, évoqué par Olivier Hussenet, illustre l'évolution constante du travail des différentes juridictions, en adéquation avec les transformations sociétales.
 

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Le bâtonnier Eric Clément s'est interrogé sur le principe de la parole et l'oralité des débats.
 

LA PAROLE DES AVOCATS
Cette audience des Prud'hommes était attendue par les avocats du barreau de Laon comme un lieu d'expression.
Depuis l'an dernier, Les robes noires n'ont, en effet, plus la possibilité de prendre la parole lors de l'audience solennelle de rentrée du tribunal de grande instance.
Le bâtonnier du barreau de Laon, Me Éric Clément, a évoqué en filigrane de son discours, construit autour de la parole, son inquiétude quant à la place de l'avocat dans le système judiciaire : « L'usage, la coutume, nous assurait d'être de véritables acteurs de ce jour « phare » de la juridiction. […] Ces préoccupations vont bien au-delà du problème de la parole, donnée ou non, à l'avocat lors des audiences solennelles de rentrée. C'est aujourd'hui le principe même de la parole qui est remis en cause puisque l'oralité des débats judiciaires est battue en brèche. […] La parole semble s'éloigner peu à peu de nos salles d'audiences qui, un jour ou l'autre, ne résonneront plus que du « bip » électronique signalant au magistrat accroché à sa souris d'ordinateur qu'il a reçu un message.

 

source link

 

 

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Jacky Lentrebecq, président sortant, est remplacé par Coralie Evrard.

 

Conseil de prud'hommes Coralie Évrard, la plus jeune présidente de France

Publié le samedi 22 janvier 2011link

Coralie Évrard : « Lorsque je mets ma médaille prud'homale, je quitte ma casquette syndicale. »

Coralie Évrard : « Lorsque je mets ma médaille prud'homale, je quitte ma casquette syndicale. »

ELLE a été élue jeudi 13 janvier, obtenant vingt votes sur trente-sept parmi les conseillers de salariés. Coralie Évrard, la nouvelle présidente du Conseil de prud'hommes de Laon, n'en tire pourtant aucune gloire. « On ne fait pas ça pour la notabilité ». Un engagement et des convictions donc. « Pour réparer les injustices du côté de l'employé comme du chef d'entreprise », explique-t-elle. Avant d'ajouter « Lorsque je mets ma médaille prud'homale, je quitte ma casquette syndicale. »
Une battante, comme sa mère
La jeune femme est encartée CFDT* depuis l'âge de 19 ans. Pas qu'elle soit bien vieille. Elle n'a que 24 ans et poursuit des études juridiques dans le but d'entrer à l'École nationale des greffes. Coralie Évrard est même la plus jeune présidente de Conseil de prud'hommes de France. « Il n'y a pas d'âge pour s'engager et j'ai le caractère d'une battante », se contente-t-elle d'expliquer. Certainement un trait hérité de sa mère, elle aussi syndiquée depuis des années. Mais Coralie ne lui doit pas son entrée au Conseil de prud'homme. « J'ignorais son existence jusqu'à ce qu'un conseiller prud'homal fasse une intervention lors d'une formation donnée au sein du syndicat. J'aime le droit. À cette époque, je découvrais le marché du travail. J'étais déléguée du personnel et membre du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHS-CT) dans l'entreprise où j'étais et je voulais me battre pour défendre le droit des salariés. Je me suis donc présentée. » Elle n'est que troisième sur la liste des candidats. Mais comme les deux premiers se désistent, la brunette aux yeux clairs est élue conseillère en section commerce, le 13 décembre 2008 pour un mandat de cinq ans (NDLR : repoussé aujourd'hui à sept en raison de la tenue des élections présidentielles en 2012 et d'échéances syndicales l'année suivante)
Des juges de terrain
Quant aux fonctions qu'elle exerce ? « Les conseillers sont convoqués deux à trois matinées par mois, en moyenne. Nous essayons toujours de trouver un accord entre salarié et patronat en bureau de conciliation. Mais si cela échoue, nous sommes amenés à rendre une délibération au bureau de jugement, après que les deux parties se soient exprimées. »
Ses missions lui plaisent, tout comme la façon dont fonctionne cette juridiction. « Nous avons la chance d'avoir un système paritaire patronat/salariés et des magistrats de terrain. Qui d'autre de mieux placé que les salariés et patrons, eux-mêmes, pour juger leurs propres désaccords. »
Tant et si bien que la jeune femme s'est même présentée à la présidence du Conseil de prud'hommes cette année. « Cela s'est fait sur un coup de tête. » Certes mais elle a, dorénavant, bel et bien la charge du bon fonctionnement de la juridiction. Téméraire Coralie Évrard ? Pas vraiment. Résolue plutôt. « À me battre pour plus de justice. »
Lélia BALAIRE
*Confédération française démocratique du travail

 

 

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C'est à Soissons que ça se passe !!

Les Prud'hommes déménagent Du provisoire en attendant mieux

Publié le mercredi 26 janvier 2011

Deux jours ont été nécessaires pour déménager tout le matériel.

Deux jours ont été nécessaires pour déménager tout le matériel.

DES chaises sur la chaussée, un distributeur de boissons qui se promène… lundi n'était pas un jour comme les autres, rue Saint-Rémy.
Il s'agissait de déménager le conseil de prud'hommes. Une scène déjà vécue, une quinzaine d'années auparavant, lorsque la juridiction avait quitté la rue Charpentier pour s'installer dans la belle bâtisse de la rue Saint-Rémy.

Cette fois-là, elle partait de locaux vétustes pour en trouver de plus beaux. Aujourd'hui, la situation est un peu différente et peut-être plus subie. Le bail ayant été dénoncé par le propriétaire, il a fallu trouver une solution. C'est ainsi que, lundi et mardi, meubles et dossiers étaient transférés dans un bâtiment préfabriqué, dans la cour d'honneur du palais de justice.
En attendant mieux. « Des travaux sont prévus à l'intérieur », explique Sébastien Pieve, le magistrat délégué à la communication, à la cour d'appel d'Amiens. Mais le projet débute à peine, puisqu'il fallait s'organiser en six mois. En attendant, des locaux provisoires ont été mis à la disposition du personnel et des conseillers.
Deux étages de construction « modulaire » abriteront désormais les services du conseil des prud'hommes et les bureaux occupés par les conseillers pour la rédaction et les délibérés, comme le souligne Claude Grelot, vice-président du conseil, représentant le collège salariés. « Nous sommes 74 conseillers », indique d'ailleurs l'élu CGT, rappelant que le conseil comporte cinq sections et que les anciens prud'hommes de Château-Thierry ont rejoint Soissons il y a deux ans. Il fait d'ailleurs part de ces « inquiétudes ». « La réforme de la carte judiciaire n'est pas terminée et on ne sait pas ce qu'on va devenir ».
L'analyse est différente pour le président du conseil, Gilles François (collège employeurs). Il remarque que ce déménagement s'inscrit dans la réforme et se félicite de la réunion des juridictions : « Tribunal d'instance, tribunal de grande instance, tribunal pour enfant… ».
Des audiences au palais
Pour lui, cette « unité de lieu » est une bonne chose avec, notamment la « mutualisation des moyens ». Et il souligne que le futur accueil au palais de justice sera l'occasion d'une modernisation, notamment au point de vue de l'informatisation. En attendant, l'installation dans les modulaires permettra « d'apprendre à vivre ensemble ». Le planning a d'ailleurs été conçu pour intégrer les audiences nécessitant une place importante dans les salles du palais.
Quant aux archives, l'occasion sera saisie pour en transférer certaines aux archives départementales. Ce Castel comptait d'ailleurs se rendre, hier, à Soissons pour s'assurer du fait que le déménagement se passe bien et que le public soit accueilli à nouveau rapidement.
Les conseillers s'attendent à voir ce provisoire durer environ dix-huit mois. Du côté de la cour d'appel, on ne s'engage pas sur une durée mais Sébastien Pieve précisait que cette situation n'est pas unique : le tribunal pour enfant d'Amiens est également accueilli dans des modulaires !
Laurence PICANO

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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 15:34

Le double combat de Linda

Publié le dimanche 23 janvier 2011 à 10H47

Un traitement lourd et coûteux qu'elle doit payer avec ses économies.

Un traitement lourd et coûteux qu'elle doit payer avec ses économies.

Linda Duval  est atteinte  de fibromyalgie. Une maladie  que la « Sécu »  ne reconnaît pas. En arrêt maladie, la jeune femme n'a pu toucher  ses indemnités.

ÉPUISÉE. Linda Duval l'est déjà par sa maladie. La fibromyalgie. Un mal qui « a été diagnostiqué en 2009 par un neurologue de Reims. Je souffrais depuis plusieurs années, énormément. J'ai des douleurs et une grosse fatigue que je ne récupère pas pendant mes nuits », confie cette habitante d'Oulchy-la-Ville. À ce combat quotidien contre la maladie s'en est greffé un autre, tout aussi harassant contre la « Sécu ».
La fibromyalgie, maladie invalidante, n'est pas reconnue pas par les médecins de la Sécurité sociale. C'est ainsi qu'au cours d'un arrêt maladie, Linda Duval a reçu un courrier qui lui indiquait : « Suite à l'avis médical du 29 juillet 2010, le médecin-conseil de l'échelon local au service médical a estimé que vous étiez apte à reprendre une activité professionnelle à la date du 30 juillet 2010. En conséquence, le versement des indemnités journalières cessera le 29 juillet. » La jeune femme ne partage pas son avis.
Avec un traitement lourd, tout un protocole mis en place par le centre antidouleur de Reims pour la soigner, des prises de sang, des radios, une psychothérapie, de la kinésithérapie et toujours cette fatigue, ces douleurs, des pertes de concentration et de mémoire, elle n'imagine pas reprendre son poste de préparatrice en pharmacie.
Du coup, elle vit de peu, de ses économies qui passent dans les 285 euros de frais médicaux par mois qui ne sont pas remboursés. « La CPAM m'a coupé les vivres, le 29 juillet dernier et depuis, c'est la descente aux enfers. »

« Pas des malades imaginaires ! »


Linda Duval poursuit donc son combat, sur les deux fronts. Elle n'accepte pas la décision « arbitraire du médecin-conseil. On ne vous convoque même pas au moins une fois. On ne vous explique pas pourquoi. On ne vous laisse pas la possibilité d'argumenter. » Révoltée, elle insiste : « Ils ne veulent pas entendre parler de la fibromyalgie, mais on n'est pas des hypocondriaques, pas des malades imaginaires ! Il faut toujours se justifier, se justifier, se justifier. »
Ne seraient-ce que le diagnostic posé par un neurologue et le suivi du centre antidouleur du CHU de Reims devraient, selon elle, faire foi. Le comble, enfin : « La dépression est reconnue par la Sécu et pourtant, ça fait partie de ma maladie. »
Déclarée inapte par le médecin du travail le 21 décembre, elle a été licenciée le 6 janvier. Un mal pour un bien puisque « c'est le seul moyen de pouvoir retrouver des ressources financières, mais sans l'assurance de pouvoir retrouver un travail », avec un poste aménagé. Sa situation sera alors moins précaire. Il n'empêche : « Je veux récupérer mes indemnités journalières. »
Ludivine BLEUZÉ

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http://129.199.72.72/vdaniel/Enseignement/Cours-Rayonnement/partie1/figs/barre_gif.gif

c'est scandaleux d'être si peu soutenus par la sécurité sociale
...Peu être qu'un jour la roue tournera !!!!!!

 

 

http://ceno53.free.fr/photos/pansement.gifhttp://www.dinosoria.com/gifs/lignes/bar071.gif

 

 

                              Les fraudes à la CPAM : 791 268 € dans l'Aisne

Publié le jeudi 27 janvier 2011 à 10H41

Christophe Lagadec, directeur de la CPAM : « Nous avons dépassé nos objectifs. Mais nous savons qu'avec plus d'agents, et donc plus de moyens, nous pourrions faire mieux. »

Christophe Lagadec, directeur de la CPAM :

 

« Nous avons dépassé nos objectifs. Mais nous savons qu'avec

plus d'agents,http://www.hcpublicite.fr/Images2/FP56.gif et donc plus de moyens, nous pourrions faire mieux. »

ILS CHASSENT, traquent les incohérences. Enquêtent et croisent leurs informations avec celles de la Caisse d'allocations familiales (CAF), l'Urssaf, les administrations fiscales, douanières et du travail, ou encore la police et la gendarmerie. Ces sept enquêteurs du service de lutte contre les fraudes de la Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) de l'Aisne travaillent sous la responsabilité d'Évelyne Thiebaut. Une équipe en quête de preuves, formée il y a tout juste deux ans à l'initiative de Christophe Lagadec, le directeur de la structure, pour répondre au programme de lutte nationale contre les fraudes au sein des caisses d'assurance-maladie.
Le fait est que leurs efforts ont payé, puisque ces agents ont détecté 791 268 € de préjudice très exactement. Soit bien plus que 484 285 €, objectif fixé par le gouvernement.
368 signalements
Dans le détail, ces agents travaillent sur la base de signalements. Il y a d'abord les alertes internes à la CPAM (au nombre de 154 en 2010). « Nos agents ont été sensibilisés et sont particulièrement vigilants », explique le directeur. Mais également les signalements des autres caisses d'assurance-maladie (26), des partenaires sociaux tels que la CAF (83) et des alertes externes émises, par exemple, par Pôle emploi (105). Soit, au total, 368 signalements en 2010.
Parmi ceux provenant de particuliers, beaucoup sont classés sans suite. En revanche, la plupart des alertes émises par les professionnels de santé aboutissent, notent Évelyne Thiebaut et Christophe Lagadec. Au bout du compte, les experts ont ainsi examiné une centaine de dossiers, découvrant que 53 avaient effectivement porté préjudice à la CPAM.
26 677 euros reversés à la CPAM
Ils ont stoppé une vingtaine de tentatives de fraude ayant donné lieu à des lettres d'avertissements. Enfin aucune suite n'a été donnée à la trentaine de cas restants. En cas de fraude avérée, les auteurs écopent de sanctions. De sorte que vingt et un dossiers sont passés devant la Commission des pénalités de la CPAM en 2010.
Seize concernaient des assurés dont douze ont été contraints de régler leurs indus ainsi qu'une amende pour un montant total de 9 271 €. Un employeur a été sanctionné à hauteur de 1 000 € et quatre professionnels de santé à hauteur de 16 106 € au total. Soit, en tout et pour tout, 26 677 € reversés à la CPAM de l'Aisne. En ce qui concerne les contentieux, les agents ont signalé un dossier au procureur de la République afin d'obtenir de l'aide dans l'instruction du dossier, et quatre plaintes ont été déposées à l'encontre de professionnels de santé.
Et, en 2011, cette chasse aux fraudeurs ne faiblit pas, puisque la CPAM a déjà porté plainte contre quatre assurés et un professionnel de santé.

Lélia BALAIRE

source link

 

 

 

http://www.seo-affiliation.com/wp-content/uploads/2010/07/fraude-300x300.gif                                                                                                                                                                                                                                                                                                               http://www.dinosoria.com/gifs/lignes/bar074.gifIl serait de bon ton qu'ils puissent également reconnaître leurs erreurs

commises par exemple, par les services des Caisses d'Allocations Familiales ,ils accordent des 'Allocations aux adultes handicapés (Aah) ,à des personnes qu'ils n'ont pas droit quelques années plus tard. , ils leurs réclament cet argent !!!!!!et les mettant dans l'embarras .
"L'erreur est humaine": c'est bien la où est le problème."

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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 12:28

Licenciée à cause de son cancer

Corinne Heileman, secrétaire médicale, a été licenciée le jour où ses employeurs ont découvert son cancer du sein.

 
 Licenciée à cause de son cancer

AFP/Archives/Philippe Huguen

Corinne Heileman, secrétaire médicale, a été licenciée le jour où ses employeurs ont découvert son cancer du sein. Après cinq ans de combat juridique, la Cour d'Appel de Versailles viennent d'invalider la décision de licenciement.  

Les discriminations faites aux personnes atteintes d'un cancer ne cessent d'augmenter, déplorait au début du mois l'Association de recherche pour le cancer. Certaines entreprises, inquiètes d'une rechute ou des conséquences de la maladie, n'hésitent pas à licencier les salariés atteints. C'est ce qui est arrivé à Corinne Heileman, secrétaire médicale.  

L'histoire commence en mai 2005. Elle se réveille un matin avec une intense douleur au sein. Inquiète, elle demande à l'un des médecins du cabinet médical dans lequel elle travaille depuis plusieurs années de l'examiner. Le verdict tombe immédiatement: un cancer du sein très avancé est détecté. Il est 9 heures du matin, Corinne Heileman, choquée reprend son poste. Lorsque le second médecin du cabinet arrive, elle lui demande un nouvel avis sans le prévenir que son collègue l'a déjà examinée. Même verdict. "Je m'entendais très bien avec eux, il était donc naturel que je leur demande", explique-t-elle au micro de RTL.  

Pourtant, à la fin de la journée, les deux médecins la convoquent: "Cinq minutes avant de partir, ils m'ont fait venir dans leur bureau, raconte la secrétaire médicale. Ils me remettent une lettre griffonnée où il manquait des mots. Quand je leur ai demandé ce que c'était: ils m'ont simplement dit 'c'est une lettre de licenciement, vous savez bien que le cabinet a des problèmes économiques'". Et d'ajouter:"Ils me donnent cette lettre en me regardant dans les yeux. Moi, je pleure".  

Une décision des Prud'hommes surprenante

Le lendemain, elle revient travailler mais demande à partir plus tôt pour aller voir le radiologue: les médecins refusent aussi sec. Corinne Heileman termine sa période préalable au licenciement et commence en parallèle sa chimiothérapie. Après un an et demi de traitement et de nombreuses opérations, la secrétaire médicale va mieux. Elle décide alors de porter plainte contre ses anciens employeurs.  

Les médecins nient en bloc: ils affirment que cette décision était prévue de longue date pour des raisons économiques. Ils soutiennent même en première instance ne jamais l'avoir examinée. Mais Isabelle a une preuve: le premier des deux lui a fait une ordonnance pour une échographie-mammographie. "Je crois qu'ils n'avaient pas encore prévu de me licencier", déclare-t-elle au micro de RTL.  

La Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité), également saisie du dossier, mène son enquête. Pour Me Annie Moreau, qui représente l'institution, pas de doute, le licenciement est lié à la découverte de son cancer et non pour des raisons économiques, comme l'affirment les deux médecins: "D'une part, d'autres personnes, plus jeunes, auraient pu être licenciées avant elle. D'autre part, le licenciement n'a pas permis au cabinet de faire des économies. Et de toute façon, la lettre de licenciement n'était pas motivée: motif économique, ça ne suffit pas. Elle a visiblement été écrite dans la précipitation", déclare-t-elle dans Libération.  

Un nouveau combat 

Mais tout cela ne suffit pas: aux yeux du tribunal des Prud'hommes de Poissy, la décision du cabinet médical est légitime et le licenciement de Corinne Heileman est maintenu. Elle se tourne alors vers la Cour d'appel de Versailles, puis passe en conseil disciplinaire et enfin en appel à la chambre nationale disciplinaire. Ce n'est qu'au terme de cet éprouvant parcours juridique que la décision de licenciement est annulée. Le jugement ordonne la réintégration de la secrétaire et condamne les deux médecins à lui verser 60 000 € de dommages et intérêts. Un véritable soulagement pour cette femme qui déclarait au Parisien avoir mené deux combats: l'un contre la maladie, l'autre contre son licenciement.  

Si l'un est gagné, l'autre reste encore incertain: bien qu'en rémission depuis 2007, les médecins ont découvert récemment des "anomalies" et "recherchent quelque chose", a expliqué Corinne Heileman aux micros de RTL. 

Et vous, avez-vous été témoin ou victime de ce genre de discriminations?

Racontez-nous dans les commentaires 

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Le père de famille disparu retrouvé mort de froid

Laurent Radenac, 52 ans, gisait dans un entrepôt désaffecté des Pavillons-sous-Bois.Déprimépar son travail, il avait quitté son domicile de Bondy il y a trois semaines. Sa veuve a porté plainte.

 
 
NATHALIE PERRIER | 08.12.2010, 07h00

Je suis accablée…et en colère. » Lundi après midi, trois semaines après sa disparition, Laurent Radenac a été retrouvé sans vie dans un entrepôt désaffecté des Pavillons-sous-Bois, à quelques kilomètres seulement de son appartement de Bondy. Selon les premiers éléments de l’enquête, ce père de famille de 52 ans serait mort de froid.

Une autopsie aura lieu dans les jours à venir pour déterminer les circonstances exactes de son décès. Hier, sa femme, Nelly Radenac, a déposé plainte contre X. Pour elle, l’employeur de son mari, une entreprise spécialisée dans la fourniture et la maintenance de bonbonnes d’eau, avec qui il était en procès depuis 2007, a « une part de responsabilité dans sa mort ».
Laurent Radenac avait été victime d’un accident du travail il y a plus de trois ans. Blessé par la chute d’un rideau de fer dans l’entrepôt de son entreprise, il avait eu le genou broyé. Après une longue hospitalisation et Plus d’un an d’inactivité, Laurent avait repris le travail à un poste de maintenance. « Cet accident lui a gâché son avenir professionnel, commente aujourd’hui son épouse. Il était chauffeur de poids lourds. Il a été affecté aux bonbonnes à eau. »
Bien que handicapé à vie, Laurent n’avait pas à l’époque porté plainte contre sa société, Nestlé Water Direct France (devenu Château d’eau début décembre). Mais l’inspection du travail a mis en cause l’entreprise, et ses responsables sont depuis poursuivis pour blessures involontaires. Après trois longues années d’attente, l’affaire devait être jugée le 8 novembre, soit une semaine avant la disparition de Laurent, au tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine), dont dépend l’entrepôt où est survenu l’accident. «Mon mari a annoncé ce jour-là qu’il voulait se porter partie civile et l’affaire a été renvoyée. Il l’a trèsmal pris. Pourmoi, ça a été comme un déclencheur. Depuis, ça n’allait pas. » Ces dernières semaines, Laurent se sentait « mis à l’écart » : « Le soir, il me disait qu’on ne lui donnait que des tâches ingrates, que sa direction lui en voulait…Ça le minait. »
Du côté de son employeur, on n’a pas la même vision. « M. Radenac ne nous a jamais fait part d’un quelconque désaveu par rapport à son poste. C’était un salarié travailleur, très collaboratif et parfaitement intégré au sein de son équipe, indiquait hier soir l’un des responsables de son entreprise. Nous n’avions détecté aucun signe de mal-être. Sa disparition laisse un grand vide. C’est un vrai sentiment d’abattement et d’incompréhension et nous nous associons à la douleur de sa famille. »
Le 15 novembre, en fin d’après-midi, Laurent Radenac quittait son domicile sans portable, ni clés ni carte bancaire. « Il était rentré du travail déprimé. Il disait qu’il était nul, que sa boîte allait couler à cause de lui, se souvient sa veuve. Il culpabilisait de se porter partie civile alors qu’il avait raison. » Au fil des jours, son épouse s’était persuadée qu’il était parti en province pour faire le point. « Enfait, il était aux Pavillons, à côté de chez nous. Pour moi, il s’est réfugié dans cet entrepôt où personne ne pouvait le voir pour ruminer, seul, dans son coin.
Et il s’est laissé mourir. » http://farm6.static.flickr.com/5247/5234954901_a99d7b7f0b_z.jpg

Source Le Parisienlink

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Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 18:46


http://www.icone-gif.com/gif/vehicules/voitures/voiture016.gif

Préretraites Renault : Xavier Bertrand « très réservé »
Le ministre du Travail « respecte l'autonomie des partenaires sociaux », mais annonce un contrôle a posteriori de l'accord Renault.link

http://www.cdg29.fr/images/retraite_dessin.jpg

 

Renault, 3 000 départs anticipéslinkhttp://www.letelegramme.com/ar/imgproxy.php/PhotoIntuitions/2010/11/20/1121263_8600501-phorenault-20101120-t105a.jpg?article=20101120-1001121263&aaaammjj=20101120

Le groupe Renault a présenté mardi aux syndicats un plan de départ anticipé à la retraite au titre de la pénibilité, concernant 3 000 salariés de différentes catégories âgés de 58 ans et plus début 2011 et ayant effectué 15 années de travail posté ou ayant une incapacité permanente d'au moins 10 %.

Le plan serait financé par l'entreprise jusqu'à l'âge légal de départ et les bénéficiaires percevraient 75 % du salaire brut.

Cette proposition va à l'encontre de la volonté du gouvernement de maintenir les seniors dans l'emploi et de réduire les dispositifs de préretraite financés par l'État (seulement 7 200 salariés entrés dans le dispositif en 2009, dix fois moins qu'en 1999).

  Réforme des retraites · emploi

 

cette info est disponible en écoute   ici      link

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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 11:32

 

 

Alain Trugeon (derrière le pupitre), de l'Observatoire régional de la santé et du social de Picardie (OR2S), expose les travaux qu'il a menés avec son équipe sur le diagnostic santé de la Picardie aux élus et aux professionnels de la santé. Un examen commandé par la Région, représentée ici par Mireille Tiquet (assise au centre), vice-présidente en charge de la santé et du territoire.

 

Alain Trugeon (derrière le pupitre), de l'Observatoire régional de la santé et du social de Picardie (OR2S), expose les travaux qu'il a menés avec son équipe sur le diagnostic santé de la Picardie aux élus et aux professionnels de la santé.

 

Un examen commandé par la Région, représentée ici par Mireille Tiquet (assise au centre), vice-présidente en charge de la santé et du territoire.

 

ILS se suivent et se succèdent depuis mars 2009 sur le territoire de la Picardie.

 

Des forums de santé sont organisés par le conseil régional dans chaque pays.

 

Le 13e, sur dix-huit en tout, s'est tenu jeudi à la Maison des arts et loisirs de Laon.

 

 

Ces diagnostics réalisés par l'Observatoire régional de la santé et du social (OR2S) doivent conduire à définir des actions prioritaires pour améliorer le système de santé. Et ainsi « permettre à tout Picard d'accéder à une offre de soins de qualité », a tenu à souligner Mireille Tiquet, vice-présidente en charge de la santé et du territoire au conseil régional.

 

Alors, que ressort-il de ces travaux ?

 

Quelles sont les forces et les faiblesses du Grand Laonnois ?

 

En voici un petit aperçu.
Points positifs
n Les enfants de 2 ans et les personnes âgées de plus de 65 ans sont plus nombreuses à être vaccinées - les premiers pour la diphtérie, le tétanos ou la rougeole et les seconds pour la grippe - que sur l'ensemble de la région.
n 58,8 % des femmes se font dépister pour le cancer du sein. Une participation supérieure au département (53,2 %) et même à la France (52,8 %).

 

Le nombre de bénéficiaires de l'Allocation personnalisée d'autonomie (Apa), destinée aux personnes de plus de 60 ans ayant besoin d'aide, est inférieur sur le pays comparé à la région (104,7 contre 133,3 pour 1 000 personnes de plus de 75 ans).

Ni positif ni négatif

Le Grand Laonnois enregistre un indice conjoncturel de fécondité de 2,08 enfants par femme contre 2,10 dans l'Aisne et 1,90 en France. Mais la part de grossesse chez le mineur, de 11,9 pour 1 000 naissances, est importante.

Le taux d'allocataires du RMI est de 30,8 pour 1 000 ménages, plus faible que celui de l'Aisne et de la France.

Les admissions en affections de longue durée pour hypertension artérielle sévère sont moins nombreuses que dans le département et au niveau national : 142,3 pour 1 000 contre 149 et 170,2. Mais cela peut aussi bien résulter d'une situation sanitaire meilleure que d'un non-diagnostic.
Points négatifs

Le revenu net imposable moyen annuel en 2006 est de 18 872 € contre 21 930 € en France.

Les allocataires de prestations comme l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) ainsi que les bénéficiaires de la couverture maladie universelle sont plus nombreux qu'au niveau national.

 

Les décès à cause de tumeurs et maladies cardiovasculaires sont nombreux.

 

Le taux de mortalité dû à l'alcool et au tabac est plus élevé qu'en France : 45 et 151 pour 1 000 contre 35,8 et 134 pour 1 000

 

Les décès par accident de circulation sont de 17,9 pour 1 000 dans le Grand Laonnois contre 14,3 sans l'Aisne et 10,4 en France.

 

 

La densité des praticiens médicaux, médecins généralistes et spécialistes et des chirurgiens dentistes dans le Grand Laonnois et dans l'Aisne est inférieure aux chiffres nationaux.
Soit 8,5 - 4,3 - 4,4 pour 1 000 contre 11,1 - 8,8 - 6,2 en France.
Par ailleurs plus de trois médecins généraliste et spécialistes sur cinq ont 55 ans et plus.
Lélia BALAIRE

 

sourcelink

 

 

Paroles d'expert

 

 

Alain Trugeon, de l'Observatoire régional de la santé et du social de Picardie (OR2S) ayant mené le diagnostic santé sur le territoire : « Nos travaux ont débuté à l'automne 2008, sur la base de 500 sources de données émanant, par exemple, des hôpitaux ou de la Caisse centrale d'allocations familiales (CCAF). Avec ce 13e forum organisé à Laon, l'OR2S a terminé ses diagnostics dans l'Aisne. S'il fallait retenir trois points phares ce serait d'abord les mauvais indicateurs de santé caractérisant le Grand Laonnois. Notamment en ce qui concerne le taux de mortalité et plus particulièrement celui imputé aux tumeurs et maladies cardio-vasculaires.

Le pays présente aussi une population âgée et souffre d'un déficit du nombre de professionnels de la santé, qui plus est souvent âgés. [78 médecins généralistes libéraux et mixtes, soit une densité de 8,5 médecins pour 1 000 habitants contre 11,1 en France].

 

Enfin, parmi les points positifs on peut retenir que la campagne de dépistage du sein fonctionne bien. »

 

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Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 17:12

 

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Travailleur handicapé amiénois cherche employeur

C'est la semaine du handicap. C'est dans ce cadre que la Maison de l'Emploi d'Amiens organise l'opération ''des recruteurs vous rencontrent'' pour mettre en relation employeurs et travailleurs handicapés.
Lecture video   link
Soir 3 Picardie du 18/11/2010 link

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            PATRICK le scouezec membre du CESER

Conseil Economique et Social de Picardie

Lecture video

 

Picardie 12/13    Edition du Jeudi 18 Novembre 2010

 

 

 

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A l'occasion de la semaine du handicap, Alain Gavand, président de l'Association A compétences Egales, revient sur les freins et les difficultés que rencontrent ces salariés dans leur recherche d'emploi.

 
"Le handicap reste trop souvent associé à la contre-performance"

 

 

La 14ème semaine pour l'emploi des personnes handicapées vient de démarrer.
En 14 ans, la vision du handicap a-t-elle évolué?

Aujourd'hui, le handicap n'est plus un tabou. La majorité des grandes entreprises ont signé des accords avec les partenaires sociaux sur cette question et, spontanément, les DRH sont plutôt enthousiastes à l'idée de recruter un salarié handicapé. Mais, les choses sont plus difficiles lorsqu'il s'agit de passer à l'action. Cela vient d'abord d'une vision erronée du handicap: la plupart des gens imaginent que recruter une personne handicapée nécessitera de lourds travaux d'adaptation dans l'entreprise. Or, il ne faut pas avoir une vision globalisante car cette notion désigne aussi bien les troubles physiques que psychiques. Les personnes en fauteuil roulant ne représentent que 3% des handicapés. De plus, il existe de nombreuses aides pour adapter les postes de travail. C'est bien de prendre conscience du problème mais il faut maintenant passer à l'action. 

Pourtant, malgré la loi de 2005 qui oblige toutes les entreprises de plus de 20 salariés à avoir au minimum 6% de salariés handicapés, le taux de chômage de cette population presque deux fois supérieur à la moyenne nationale.

Ces changements prennent du temps surtout avec le contexte économique actuel. La majorité des entreprises ont peu recruté pendant la crise mais les embauches de personnes handicapées sont restées stables pendant cette période. On est aujourd'hui à 2,9% de salariés invalides dans les entreprises et il y a de moins en moins de sociétés qui ne comptent aucun handicapé. On remarque également un autre problème: les entreprises spécialisées sur des secteurs de pointes et qui n'embauchent que du personnel hautement qualifié peinent à recruter des personnes handicapées car ils sont seulement 18% à avoir le bac. 

Que doivent faire les entreprises pour atteindre les quotas fixés par la loi?

Les entreprises doivent adopter une politique très volontariste. La première étape est de mettre en place des formations pour les managers et les ressources humaines sur cette question. Malgré toutes les campagnes d'informations, certains préjugés ont la vie dure et le handicap reste trop souvent associé à la contre-performance. D'autre part, pour augmenter les embauches de personnes handicapées, il faut diversifier le type de recrutement. Si une entreprise passe par des cabinets classiques, elle ne recevra pas ou très peu de candidatures de personnes handicapées. Certains DRH se plaignent parfois de chercher à embaucher des personnes invalides sans y parvenir. Il vaut mieux se tourner vers de cabinets spécialisés, tel que Hamploi. Mais tout cela nécessite de prendre le problème à bras le corps et de faire les démarches nécessaires pour intégrer ces salariés.

SOURCE link

Malgré les nombreuses lois, le taux de chômage des personnes handicapées est deux fois supérieur à celui des valides.


Convaincre les entreprises de leur intérêt à recruter des personnes handicapées, lever les freins à la formation, susciter des entretiens d'embauche: de nombreuses initiatives vont rythmer la 14e édition de la semaine pour l'emploi des personnes handicapées, à partir de ce lundi. 

Au total, 1,8 million de personnes ont une reconnaissance administrative de leur handicap. Le taux de chômage chez ces personnes, autour de 20%, est deux fois plus important que chez les personnes valides, soulignent les trois associations organisatrices de l'événement, l'Agefiph (Association de gestion du fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées), le Fiphfp (Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique) et l'Adapt (Association pour l'insertion sociale et professionnelle des handicapés).

Une entreprise sur deux ne respecte pas les quotas

Pourtant, les entreprises de plus de 20 salariés sont tenues d'embaucher 6% de personnes handicapées, faute de quoi elles paient une contribution à l'Agefiph ou au Fiphfp. Selon l'Agefiph, un peu plus d'une entreprise sur deux (54%) atteint actuellement ce quota de 6% (elles n'étaient que 39% en 1987). Près d'un quart des entreprises (24%) ont un quota entre 0 et 6% et et 22% n'emploient aucun salarié handicapé. L'association a ainsi collecté 574 millions d'euros en 2009.

Pour convaincre les entreprises, l'Adapt a listé "dix bonnes raisons" de recruter une personne handicapée (motivation, dynamisme..), et des job datings et "handicafés" proposeront des entretiens d'embauche dans de nombreuses villes (Lyon, Dijon, Bordeaux, Caen, etc.). Des ateliers de développement personnel et professionnel accueilleront aussi des personnes handicapées à la recherche d'un emploi.

80% des personnes handicapées n'ont pas le bac

Cette 14e semaine va insister sur l'orientation professionnelle et la formation, problème souvent invoqué comme un frein à l'insertion. Il s'agit de la formation initiale (80% des personnes handicapées n'ont pas le bac), donc de la scolarisation des enfants, mais aussi de la formation après un accident ou une maladie, ou encore d'une reconversion.

A l'occasion de cette semaine de l'emploi, la secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano, a estimé "urgent d'agir" afin que le handicap ne soit plus "synonyme de stigmatisation ou d'exclusion".

Le gouvernement a chargé le député UMP Jean-François Chossy d'une mission sur "le changement du regard de la société sur les handicapés". Il devra proposer des "actions concrètes" pour mieux intégrer le handicap. 



onrad77: On entend souvent parler de discrimination à l'embauche. Quelle est la situation?

La Halde a récemment publié une enquête qui montre que le handicap et l'origine ethnique sont les premières causes ex-æquo de discriminations dans la vie professionnelle. Ceci est particulièrement vrai dans les métiers techniques (ingénieurs, production industrielle...). Cela est dû à la représentation que l'on a en général des personnes handicapées qui sont destinées à des métiers du tertiaire, sur des postes fixes, sans contacts avec les clients. 

C'est si vrai que les conseillers d'orientation au collège dissuadent ces élèves de se diriger vers des filières techniques. Les personnes handicapées s'autocensurent avant même d'avoir essayé. On assimile souvent le handicap au fauteuil mais il n'y a pas que cela. Le responsable de la formation de l'UIMM m'a récemment cité l'exemple d'un tourneur-fraiseur sourd qui faisait des travaux d'une extrême précision. Il suffisait d'aménager son poste en mettant des signaux lumineux à la place de signaux sonores. 

Bertrand : Bonjour, ayant encore plusieurs opérations du visage à subir auprès de l'équipe du professeur Devauchelle au Chu nord d'Amiens, j'ai décidé de créer ma propre société (mon visage étant un frein indiscutable à l'accès à un nouvel emploi).J'ai récemment été reconnu par la Maison départementale des personnes handicapées (Mdph) d'Amiens et je souhaiterai avoir plus de renseignements sur les aides fournies aux créateurs d'entreprise handicapés. En même temps j'ai entrepris des démarches auprès de la mairie de Beauvais et de la MDP locale afin d'intervenir pour aider et convaincre les personnes handicapées qu'il y a toujours une solution et qu'il faut garder l'espoir. Je souhaite aussi apporter mon témoignage à ces occasions pour les difficultés que l'on rencontre pour créer une société lorsque l'on est handicapé. Veuillez agréer Monsieur Molinié l'expression de mes salutations distinguées. Bertrand Lecoute

La Maison départementale des personnes handicapées (Mdph) est là pour apporter des réponses en termes d'aides humaines, techniques, d'aménagement d'un véhicule... en fonction du projet de la personne handicapée. Si son projet est de créer sa propre entreprise, la Mdph devra lui apporter les mêmes réponses que s'il travaillait dans une grande société. Pour une éventuelle aide à la création d'entreprise, un handicapé tout comme un valide peut s'adresser à Oséo qui lui indiquera s'il existe des aides spécifiques. L'Agefiph aide également les travailleurs handicapés au chômage à créer ou à reprendre une entreprise. Bravo pour votre engagement et votre détermination. De tout coeur, bon vent à votre projet. 

Juju2fruit : Les entreprises ont-elles une obligation d'employer un nombre minimum de personnes handicapées?

Les entreprises de plus de 20 salariés ont l'obligation d'avoir 6% de salariés handicapées. L'intégration est généralement plus facile dans les grandes entreprises. Les PME sont souvent mal équipées et démunies pour trouver le bon mode opératoire. C'est pour cela que la Halde a rendu un avis sur les bonnes pratiques en matière d'emploi des personnes handicapées en juin dernier (disponible sur le site). Un groupe de travail qui associe les entreprises et le monde associatif va prochainement publier un guide pratique sur le sujet. 

missed-08: Bonjour Mr Molinié, que prévoit la législation pour les personnes handicapées psychiques: dépression...qui sont des troubles "invisibles" et pourtant tellement invalidants! Merci

Pour la première fois, la loi de 2005 donne une définition du handicap qui comprend toute les formes de handicap, dont le handicap psychique et mental (maniaco-dépression, schizophrénie et bipolarité...). On en parlait auparavant mais jamais dans le cadre du travail. Cela reste une des formes de handicap les plus difficiles à intégrer en entreprise. Elle nécessite un accompagnement spécifique, souvent avec le recours à des centres de ressources extérieurs. Handicap invisible, il reste souvent mal compris et difficile à gérer au quotidien. Mais des entreprises y arrivent néanmoins. Certaines missions handicap ont des experts sur les troubles psychiques. Ils viennent en support aux managers. 

Bouboule: Quelle est l'initiative la plus originale dont vous ayez été témoin pour intégrer les handicapés?

Une initiative parmi d'autres: dans la tour EDF de la Défense, le courrier et les livraisons sont assurés par des personnes handicapées mentales et psychiques d'un ESAT, entreprise et services d'aide par le travail (ex-CAT), accompagnés de tuteurs. Tous les habitants de la tour témoignent que cela met une bonne ambiance générale. Les missions sont bien remplies tout en créant du lien social entre tous les salariés de l'entreprise. 

Jonathan: Quid des entreprises qui préfèrent payer des amendes plutôt que de recruter des handicapés?

La loi de 2005 a fortement augmenté les pénalités pour les entreprises qui n'ont pas encore embauché une seule personne handicapée (1500 fois le SMIC horaire contre 600 fois pour les autres). Toutes les autres qui ne sont pas au quota (6% des effectifs pour les entreprises de plus de 20 salariés) ont également de fortes pénalités. Aujourd'hui, la moyenne est à 2,9%. 

La meilleure façon de régler ce problème est de convaincre par des exemples concrets les chefs d'entreprise qu'une personne handicapée est une richesse, avec ses compétences et son potentiel, et non un poids pour l'entreprise. Cela favorise les relations, l'écoute, l'entraide entre les salariés d'une même équipe. Quand un manager sait gérer une personne handicapée dans sa singularité, il saura d'autant mieux gérer chacun des membres de son équipe en tant qu'individu. Beaucoup d'entreprises publient des recueils de témoignages de leurs salariés handicapés mais aussi de leurs collègues et de leurs managers, qu'ils envoient aux autres managers pour montrer l'exemple. 

MartyMcFly: Bonjour Monsieur.Quel peut être le rôle des médecins du travail dans l'accueil et la prise en charge des salariés handicapés d'une entreprise?

Le rôle du médecin du travail doit être déterminant et pourtant il est souvent oublié dans la "boucle" lors du recrutement d'un salarié handicapé. Il détermine l'aptitude et les conditions dans lesquelles les personnes handicapées pourront travailler (aménagements de postes, du temps de travail...). Il est tenu au secret professionnel, on peut donc lui parler en confiance. Il n'indiquera pas à votre manager la nature du handicap mais simplement ses conséquences qu'il faudra compenser (horaires aménagés, postes de travail...). Il doit être un partenaire régulier de la filière ressources humaines tout au long de la carrière du salarié handicapé. 

Derrick: De mémoire d'inspecteur derrick, je n'ai pas souvenir d'avoir vu un jour un ministre handicapé en France, alors même que l'Allemagne a un ministre des finances en fauteuil roulant... Y aura t il un jour une place pour une personne handicapée dans un gouvernement français?

Une expérience a été tentée en France dans les années 1980 mais il était chargé de s'occuper des personnes handicapées. Or, une personne handicapée a des compétences qui ne se limitent pas à son handicap. Le ministre des finances en fauteuil roulant en Allemagne est avant tout un excellent financier et un négociateur hors-pair. Qui sait que le ministre de l'Intérieur de Tony Blair était non-voyant? 

Virginie: Il faudrait peut-être déjà formé les patrons, le personnel pour qu'ils arrêtent de "tiquer" dès qu'on leur dit "on est travailleur handicapé", non? Même si ça ne se voit pas forcément physiquement, ils vous trouvent toutes les excuses du monde pour vous faire comprendre que, décidément, vous n'êtes plus capable de faire le boulot qu'ils vous promettaient 5 secondes plus tôt..... Qu'en pensez-vous?

Beaucoup de grandes entreprises organisent des opérations de sensibilisation aux handicaps: conversation dans le noir, circulation en fauteuil, participation à une réunion avec un casque qui empêche d'entendre... Les personnes valides peuvent ainsi se rendre compte des difficultés concrètes des personnes handicapées. Mais aussi de leur capacité à surmonter ces obstacles pour mener une vie professionnelle normale. D'autre part, il existe maintenant la HALDE, qui permet à chaque citoyen de saisir cette institution lorsqu'il estime être victime de discriminations. Le cas auquel vous faîtes référence relève clairement d'une discrimination. La Halde, instruira donc le dossier et rendra un avis qui pourra à la fois vous servir si vous saisissez les tribunaux, obtenir réparation et créer ainsi une jurisprudence qui dissuadera peu à peu de procéder ainsi: les avis sont rendus publics sur le site.

lale: Bonjour. Je connais un exemple dans mon entourage, mais je ne sais pas si c'est répandu: est-il vrai que de nombreuses entreprises embauchent des salariés handicapés pour remplir les quotas, mais leur font parfois faire des tâches ingrates, qui ne correspondent pas à leurs diplômes et empêchent toute évolution au sein de la boîte?

Quand on embauche une personne handicapée, on doit d'abord embaucher des compétences. Si c'est juste pour remplir un quota, on risque d'aboutir à une situation d'échec pour la personne comme pour l'entreprise. On a parfois embauché des personnes handicapées pour faire le standard alors qu'elles pouvaient avoir un diplôme et on les cantonnait à ces tâches sans voir tout le potentiel de la personne. Mais la loi de 2005 a fait bouger les mentalités. 

loshovan: quelles sont les obligations qu'ont les employeurs à intégrer des handicapés? Fait-on une différence entre les différents handicaps (physiques, mentaux...)?

Le texte de loi voté en 2005 stipule que tous les handicaps, quels que soient leur nature (physique, mental, sensoriel, psychique) et leur lourdeur, doivent être pris en compte de la même façon. Auparavant, on estimait qu'une personne lourdement handicapée valait trois handicaps plus légers. En revanche, de façon à ne pas dissuader les entreprises à embaucher des personnes lourdement handicapées, la pénalité versée à l'Agefiph est modulée selon la lourdeur du handicap. 

David: Quel est le taux de chômage des personnes handicapées?

Le taux de chômage des personnes handicapées est le double de la moyenne nationale (20%). Il est resté stable malgré la crise. C'est souvent des personnes qui n'ont jamais travaillé.



Par Force Ouvrière-Aisne -InfO-Travail-Handicap - Ecrire un commentaire
Publié dans : Les médias

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