Partager l'article ! Saint-Quentin Une Caisse désormais unique: Christophe Lagadec qui dirigeait jusqu'alors les CPAM de Laon et St-Quentin- sau ...
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Pourquoi défendre le service public (épisode 3) par Force-Ouvriere

Depuis le 1er janvier, l'Aisne ne compte plus deux Caisses primaires d'assurance-maladie (à Laon et Saint-Quentin), mais une seule, basée boulevard Roosevelt.
Cela vous avait peut-être échappé ? Rien de plus normal : les acteurs de ce mariage entre deux des CPAM les plus efficaces de France (*) ont tout mis en œuvre pour que l'opération soit « la plus
indolore possible pour la clientèle ».
Préparée depuis deux ans, cette fusion devrait permettre d'améliorer les services proposés à la population. « Il y aura désormais moins de doublons, insiste le directeur par intérim, Christophe
Lagadec. La chaîne de production sera ainsi mieux maîtrisée. »
Du nouveau en septembre
Les pratiques, qui pouvaient parfois différer d'une caisse à l'autre, seront du coup harmonisées : « Tout le monde sera maintenant logé à la même enseigne », se félicite le président du conseil
de la CPAM, Jean-Luc Gendre.
Enfin, en ce qui concerne l'emploi, malgré la fusion, le nombre de salariés devrait rester inchangé. « Il n y a pas et il n y aura pas de licenciement suite à cette opération, assure Christophe
Lagadec. Il y a simplement eu des mutations volontaires. »
Le tableau réel des effectifs ne sera en fait connu qu'en septembre, une fois que le plan pluri-annuel 2010-2013 aura été négocié avec la CNAM (Caisse nationale d'assurance-maladie).
Au. A.
(*) En 2008, un classement des 128 CPAM du pays, établi à partir de nombreux critères, plaçait Saint-Quentin à la 1er place et Laon à la 3e.
source
http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/416692/Une_Caisse_desormais_unique
Article paru le : 26 janvier 2010
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Saint-Quentin Un service de la Caisse primaire d'assurance-maladie y est dédié A la chasse aux fraudeurs
Les arrêts de travail falsifiés constituent l'une des cibles privilégiées des enquêteurs de la CPAM. Depuis 2008, une dizaine d'enquêteurs sont chargés de passer au peigne fin les documents
transmis à l'Assurance-maladie. Leur objectif ? Traquer les anomalies. Et ça marche : l'an passé, ils ont réussi à éviter plus d'un million d'euros de préjudice !
DANS les couloirs de la CPAM de Saint-Quentin, on le surnomme Eliott Ness, en référence à l'agent du Trésor qui fit la guerre au gangster Al Capone dans les années vingt. Lui, est pourtant plus
jeune : le service de lutte contre les fraudes de l'Assurance-maladie n'a été créé qu'en 2008. Avec un objectif bien précis : traquer toutes les déclarations erronées ou abusives qui transitent
par les bureaux de l'organisme. « Depuis quelques années, c'est même une priorité au niveau national », explique Christophe Lagadec, le directeur de la CPAM de l'Aisne. Aujourd'hui, avec le
déficit qui est le nôtre, on ne peut plus se permettre de laisser passer de tels préjudices… »
Sur dénonciations
Actes médicaux fictifs, arrêts de travail falsifiés, ordonnances bricolées ou encore fausses déclarations : les anomalies peuvent se cacher partout. Et les pister ressemble bien souvent à un
sacré casse-tête.
Au quotidien, ils sont pourtant une dizaine à multiplier les investigations depuis leurs bureaux de Saint-Quentin et Laon. Assis devant un ordinateur ou pendus au téléphone, ils passent leur
temps à croiser les données collectées auprès des différents services de la CPAM, mais aussi depuis 2008, en lien étroit avec la CAF, les impôts et même… les banques.
Le meilleur résultat
Ces derniers mois, les contrôles s'avèrent être de plus en plus fréquents. Si la plupart restent aléatoires, certains peuvent, cependant aussi, reposer sur des soupçons, voire des dénonciations.
« Il y en a en moyenne une par jour », assure le directeur.
Une fois ces pratiques suspectes identifiées, encore faut-il ensuite être en mesure de les prouver. « Le dossier doit vraiment être solide pour être recevable devant un tribunal ou un conseil de
l'ordre », note Élisabeth Taquenier, la responsable de la communication. Bien souvent, ce sont malheureusement des heures de travail acharné pour pas grand-chose. »
L'an passé, les efforts des enquêteurs ont tout de même permis d'éviter un préjudice estimé à plus d'1,1 million d'euros ! « C'est le meilleur résultat que l'on ait réussi à obtenir, constate
Christophe Lagadec. Mais il reste encore énormément à faire. Il y a beaucoup trop de fraudes qui passent toujours entre les mailles du filet. Mais on y travaille. » Avec obstination. Un peu comme
Eliott Ness en son temps…
Aurélien AVIGLIANO
Haut de page Article paru le : 26 janvier 2010
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