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Pourquoi défendre le service public (épisode 3) par Force-Ouvriere
Que peut on dire de plus !!!!
à Force Ouvrière
nous n'arrêtons pas de dénoncer
les réductions de budget sont responsables de cette situation du service public.
La santé n'est pas une marchandise,
l'hôpital n'est pas une entreprise, la Sécu n'est pas une entreprise !
Nous voulons un système de santé gratuit et de bonne qualité qui soit le même pour tous et toutes.
À ce titre nous condamnons la logique de rentabilité qui est imposée actuellement et qui, petit à petit nous achemine vers un système de santé à deux
vitesses.
Pas de kiné pendant l'été
août 2011
LAON (Aisne)
La maman d'une jeune femme handicapée n'accepte pas qu'il n'y ait pas de remplaçant à son kiné
en vacances.
Elle veut rencontrer le ministre pour l'interpeller sur ce problème qu'elle juge de santé publique.
MARTINE KOC est en colère.
Cette maman d'une jeune femme handicapée, Laura, ne comprend pas qu'un système ne puisse prévoir le remplacement de son kiné parti en vacances.
« Il a évidemment bien le droit de prendre des vacances, mais ce n'est pas normal qu'on ne peut trouver de remplaçants avec toutes les écoles qu'il y a autour, comme Lille, Amiens, Reims, Berck…
Cela fait six ans que je me bats à ce sujet », affirme-t-elle.
Pour les médecins, le souci serait d'ailleurs le même. « Il y a quinze jours, le généraliste de Laura était aussi en vacances, ainsi que son médecin à l'hôpital. Il faudrait obliger les élèves
dans les écoles à faire des remplacements l'été. »
Surtout pour les personnes comme Laura qui ont besoin en permanence de soins. « Elle voit le kiné deux fois par semaine. En fait, j'estime qu'il lui faudrait des séances tous les jours. Pour moi,
c'est déjà grave. Mais là, ma fille n'a carrément pas de kiné. C'est moi qui m'en occupe, la Sécu va me rembourser ? »
Martine Koc assure qu'elle a déjà essayé d'appeler d'autres kinés, mais que ce n'était pas possible ou qu'il n'y avait pas de place.
« Ma fille me dit que ce n'est rien, qu'elle a l'habitude, mais moi, je ne peux pas entendre cela. Je n'en ai pas fini avec les handicapés pour lesquels le système de santé n'est pas adapté.
J'aurai encore des choses à dire sur l'hôpital ou l'impossibilité d'aller chez le dentiste quand on est en fauteuil. Comment je fais, moi, avec ma fille ? C'est quelqu'un d'intelligent qui a
passé son bac. Elle s'est retrouvée handicapée à 15 ans, à la suite d'une maladie orpheline. Elle a droit à plus de considération. »
« Je veux parler au ministre »
La Laonnoise est très remontée et souhaite que d'autres personnes se joignent à elle pour exprimer leur ras-le-bol.
« J'ai pris contact avec le cabinet du ministre de la Santé, entre autres, Xavier Bertrand.
J'ai eu son attaché.
On m'a dit qu'il devait me rappeler, car, moi, c'est au ministre en personne à qui je veux parler.
Il faut qu'il rencontre les gens qui ont des soucis, qu'il voit déjà en France notre malaise au niveau santé, avant d'appeler à donner pour les autres pays. »
Martine Koc indique qu'elle a déjà rencontré le ministre, il y a six ans. « Je le connais. Il a travaillé au Méchain où j'ai moi-même travaillé. J'ai beaucoup de choses à dire à propos des
handicapés », insiste-t-elle.
Yann LE BLÉVEC yleblevec@journal-lunion.
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c'est une drole de coincidence
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