Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 06:54

 

 

Comme chaque année la confédération FO s’associe à la journée mondiale de commémoration des travailleurs morts et blessés au travail le 28 avril 2011 initiée par l’OIT (organisation internationale du travail).

Observée depuis 2003 par l’OIT, cette journée a son origine dans l’initiative syndicale internationale en 1996. La CISL (Confédération Internationale des syndicats libres), devenue en 2006 la CSI (Confédération syndicale internationale), inscrivait cette journée dans son action en faveur de la protection de la santé et de la sécurité au travail comme élément syndical central du développement durable.

Elle ne perd pas son actualité ni son urgence. L’OIT estime à 337 millions le nombre d’accidents du travail et à 2,3 millions le nombre de décès associés dans le monde par an, soit 6 300 morts chaque jour !

Aujourd’hui en France le nombre d’accidents du travail diminue globalement, tout comme le nombre de décès et d’incapacités permanentes. Une évolution positive mais l’effort ne doit pas être relâché car mourir au travail ne sera jamais acceptable.

En revanche, les maladies professionnelles sont en augmentation. Qu’elles concernent les affections péri-articulaires ou les cancers professionnels, ces augmentations montrent la nécessité d’une politique de fond, de précaution et de prévention, prenant en compte les agents chimiques et les postures de travail auxquels sont exposés les travailleurs.

Cette situation concerne tant le secteur privé que le secteur public.

FO tient également cette année à mettre l’accent sur les risques psychosociaux, conséquence d’une organisation du travail « homophage » prenant prétexte d’une concurrence accrue et soumettant les salariés aux contraintes d’une rentabilité financière immédiate.

Pour FO, la santé et la sécurité au travail doivent demeurer des thèmes au centre de tous les débats.
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Vendredi 29 avril 2011 5 29 /04 /Avr /2011 15:32

Notre Ministre du Travail (et d’autres membres du gouvernement) se répandent sur les ondes en se glorifiant de

 « la baisse du chômage depuis 3 mois consécutifs ». Plus fort encore, Xavier BERTRAND y voit même une sortie de crise …

 

S’agissant donc des chiffres du chômage de mars (derniers chiffres connus), il y a une baisse effective d’inscriptions concernant la catégorie A. En revanche, s’agissant des catégories B et C (ce sont des chômeurs qui, au cours du mois de février ont travaillé, les uns moins de 78 heures, les autres, un peu plus et qui sont toujours à la recherche d’un emploi), leur nombre a augmenté. A tel point qu’au mois de mars, l’ensemble des 3 catégories de demandeurs d’emploi immédiatement disponibles, non seulement n’a pas diminué mais à même progressé de 1,1% ! Du grand art dans la manipulation statistique ? Même pas !  Le bidouillage est grossier !

Quant à y voir des éléments de reprises économiques, il ne faut pas manquer d’air ! Les banques allemandes (dont on nous rebat les oreilles à longueur d’antennes quant à leur sérieux et leur efficacité) sont endettées à plus de 40% (presqu’au même niveau que les banques irlandaises). Il leur faudra donc bientôt, emprunter pour … rembourser leurs dettes (ce qu’elles interdisent à leurs clients !). La crise n’est pas finie et – en France – s’agissant du nombre de chômeurs, toutes catégories, les inscrits et  les non-inscrits, leur total avoisine les 7 millions de personnes.

 

Il nous semblait logique de communiquer sur cet aspect des choses car entre le mariage princier outre Manche et les chiffres du chômage français, les grands médias ont décidément tendance à nous faire prendre des vessies pour des lanternes … et s’agissant des aristocrates,

 la chanson républicaine dit que justement : « Ah ! Ca ira, ça ira, les aristocrates à la Lanterne … ».

 

Copie de  : gerald fromager

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Publié dans : Communiqué de Force Ouvrière
Vendredi 29 avril 2011 5 29 /04 /Avr /2011 15:18

Georges Tron annonce la journée de l’handicap dans la fonction publique le 12 mai prochain. Cette journée sera également l’occasion de lancer une campagne de sensibilisation à la problématique de l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique. Le ministre rappelle l’engagement du Gouvernement pour encourager l’embauche de personnes en situation de handicap et la volonté d’atteindre le seuil de 6 % minimum dans la fonction publique (loi handicap de 2005).

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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 16:30

Budget des associations d'aide à la famille / Un équilibre précaire

Publié le vendredi 22 avril 2011 à 11H00

Marie Klein, présidente de l'ADMR de l'Aisne, Michèle Parent, vice-présidente, et François Laly, responsable administratif et financier.

Marie Klein, présidente de l'ADMR de l'Aisne, Michèle Parent, vice-présidente, et François Laly, responsable administratif et financier.

LAON (Aisne). Les temps sont durs pour les associations d'aide à domicile, obligées de se serrer la ceinture  pour continuer leur mission au quotidien. Exemple avec l'ADMR.

IL y a quelques jours, « le collectif des 16 », qui regroupe divers organismes et association d'aide à domicile, réclamait un fonds d'urgence de 100 millions d'euros à l'État pour faire face à une situation financière qu'il juge « désespérée ». Entre la suppression des exonérations de charges sociales et les conseils généraux qui n'arrivent plus à financer le fonctionnement de ces structures, on parle de 20.000 suppressions d'emplois en France si rien n'est fait.
L'ADMR fait partie de ce collectif qui appelle à l'aide. Marie Klein, présidente de la structure axonaise, confirme l'existence de ces difficultés mais se veut rassurante pour le département.
« Pour être honnête, on s'en sort plutôt bien, au prix de gros efforts. Nous arrivons à joindre les deux bouts mais il est vrai que cet équilibre est précaire. Au quotidien, ça va mais nous n'avons pas de réserves en cas de coup dur », explique celle qui cultive donc un côté fourmi. « On regarde à tout, par exemple en rationalisant les déplacements. Nous avons mis en place des tournées pour réduire le nombre de kilomètres mais quand vous n'avez qu'un seul client dans un tout petit village à l'écart, vous n'avez pas le choix, il faut y aller quand même ».
La ligne de conduite de l'ADMR est claire : pas question de rogner sur la qualité du service. Pour cela, il n'y a pas trente-six solutions, il faut se serrer la ceinture. Les études pour la construction de nouveaux locaux étaient bien avancées : cela devra attendre.
Là où les dirigeants de l'ADMR sont plus gênés, c'est quand ils doivent dire non aux salariés qui demandent une revalorisation de leurs indemnités kilométriques compte tenu de l'augmentation du prix de l'essence.
« C'est d'autant plus difficile à accepter que nous travaillons en milieu rural, d'où beaucoup de kilomètres parcourus », souligne la vice-présidente, Michèle Parent.

Le conseil général, un partenaire fidèle


La chance de l'ADMR de l'Aisne, c'est de pouvoir compter sur le conseil général, son principal financeur. En 2010, il a versé 4.853.000 euros sur les 8.038.000 que coûtent l'aide à domicile et le service aux familles ; et 5.148.000 euros pour une enveloppe globale de 8.741.000 euros cette année.
« Le conseil général est un partenaire essentiel au bon fonctionnement de l'association. Si un jour, il baisse les crédits qui nous sont accordés, nous n'aurons d'autre choix que de refuser certains dossiers mais aussi de revoir le nombre d'intervention à la baisse. Quelqu'un chez qui on allait trois fois par jour ne nous verra plus qu'une fois » redoute Marie Klein qui espère toutefois ne pas en arriver là.

Lucie LEFEBVRE
llefebvre@journal-lunion.fr

 

L'ADMR en chiffres

Publié le vendredi 22 avril 2011 à 11H00

Dans l'Aisne, l'Aide à domicile en milieu rural regroupe 17 associations. Elles comptent 720 salariés, soit 400 équivalents temps plein, auxquels il faut ajouter un peu plus de 350 bénévoles.
Chaque jour, l'ADMR rend visite à 3.500 clients, 75 % d'entre eux bénéficiant du service d'aide à domicile pour les personnes âgées. Cela représente 500.000 heures d'intervention.
1.541.000 km ont été parcourus par les salariés de l'association, ce qui équivaut à environ 4.000 km tous les jours.
Chiffres 2010. Source : ADMR02

 

Charges salariales : la fin de l'exonération

Publié le vendredi 22 avril 2011 à 11H00

Depuis le 1er janvier, l'exonération des charges sociales sur les activités de services à la personne a été supprimée. « Cela ne concerne que les charges sur le personnel administratif, pas le personnel d'intervention, mais c'est tout de même un coût important », fait savoir la présidente Marie Klein.
En clair, cela représente un surcoût de 23 cts de l'heure. Multiplié par 500.000 heures, on obtient la somme rondelette de 115.000 euros « qui doit bien être prise en charge, d'une manière ou d'une autre ».
Les plus pénalisées dans l'histoire, selon les responsables de l'ADMR, ce sont les familles pour qui le prix de l'heure a augmenté d'un ou deux euros suivant les cas.
« On peut redouter que certaines familles, qui en ont pourtant un grand besoin, ne fassent plus appel à nos services ».
Si pour l'instant l'association ne ressent pas de baisse d'activité pour l'aide à domicile aux personnes âgées, elle est déjà significative pour l'aide aux familles fragilisées, par le décès de l'un des parents par exemple. « C'est simple : nous avons deux salariées malades au sein du service familles, elles n'ont pas été remplacées car nous avons moins de demandes », explique Marie Klein.

 

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Publié dans : Solidarité
Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 15:56

HANDICAP /L'emploi pour tous : peut mieux faire

Publié le mercredi 13 avril 2011 souce ici  link

Une conférence sur le handicap dans les entreprises qui a été bien suivie par un public jeune à l'IUT de Laon.

Une conférence sur le handicap dans les entreprises qui a été bien suivie par un public jeune à l'IUT de Laon.

 

« Les travailleurs handicapés dans l'entreprise et dans le monde du travail », tel était le thème de la conférence organisée à l'IUT de Laon par l'entreprise intérimaire Manpower dans le cadre de sa politique « Handicapable ». Handicapable (national) revendique en 2010 : 35 000 missions pour 6 750 entreprises clientes. Soit 5 400 (58 dans l'Aisne) travailleurs handicapés mis à l'emploi avec 600 référents handicap (4 dans l'Aisne) et 460 travailleurs handicapés (8 dans l'Aisne) formés.

 

Jérôme Dehu, responsable de l'entreprise dans l'Aisne et la Somme, a présenté la motivation de Manpower pour mieux intégrer les personnes handicapées sur le marché du travail.

 

 

 

Cette réunion, pour la deuxième année consécutive, est principalement, destinée à sensibiliser les entreprises et institutionnels.

 

 

Plus encore de s'adresser aux étudiants de deuxième année et futurs managers de l'IUT.

 

Plusieurs intervenants sont venus analyser et/ou témoigner de la difficulté, certes, mais aussi des possibilités d'employer des personnes handicapées (6 % obligatoires d'après la loi).

 

 

Cap sur l'emploi

Nadège Pierret est venue présenter Cap emploi Hand't'aisne, structure du Pôle Emploi, dont le but premier est « de mener les handicapés vers l'emploi durable ». Pas une mince affaire lorsqu'on sait que le recensement 2007 comptabilisait en France : 1,8 million de personnes reconnues handicapées, probablement 5 millions de salariés connaissant des problèmes de santé. Et d'insister « Méfions nous ! Pour 80 % des travailleurs handicapés, ça ne se voit pas. » Et de conclure que même si les progrès sont réels, « la loi devrait évoluer encore plus vers l'absence de toute discrimination. »

 

Jean-Raoul BOULANGER
 Manpower à laon ne recule devant rien pour faire sa pub !!!!!!
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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 15:52

 

pour que le handicap n'en soit plus un

Publié le vendredi 22 avril 2011 à 14H00 source link

Karine et Aline, les deux accompagnantes de vie sociale et scolaire ont au collège Louis-Sandras d'Anizy-le-Château « une mission et un travail passionnants ».

Karine et Aline, les deux accompagnantes de vie sociale et scolaire ont

au collège Louis-Sandras d'Anizy-le-Château

 

 


Agrandir le plan

 

 

 

 « une mission et un travail passionnants ».

 

Une délégation sénatoriale des affaires sociales était au collège Louis-Sandras, pour voir les conditions de travail des auxiliaires de vie scolaire.

Le sénateur Paul Blanc, président de la commission des Affaires sociales du Sénat, accompagné de son collègue Antoine Lefèvre, sénateur-maire de Laon et de Nicolas Bandonneau, inspecteur (IGAS), ont rendu visite au collège Louis-Sandras d'Anizy-le-Château.

Dans un premier temps, les invités ont assisté à un cours de technologie, dans une classe normale qui accueille un élève handicapé, accompagné d'une AV2S (accompagnante de vie sociale et scolaire).

 

 
Karine et Aline, les deux accompagnantes de vie sociale et scolaire ont au collège Louis-Sandras d'Anizy-le-Château « une mission et un travail passionnants ».

 Le président Gilbert Richard (1er à g.) a accueilli la délégation sénatoriale. 

 

 

Une délégation sénatoriale des affaires sociales était au collège Louis-Sandras, pour voir les conditions de travail des auxiliaires de vie scolaire.
Le sénateur Paul Blanc, président de la commission des Affaires sociales du Sénat, accompagné de son collègue Antoine Lefèvre, sénateur-maire de Laon et de Nicolas Bandonneau, inspecteur (IGAS), ont rendu visite au collège Louis-Sandras d'Anizy-le-Château.
Dans un premier temps, les invités ont assisté à un cours de technologie, dans une classe normale qui accueille un élève handicapé, accompagné d'une AV2S (accompagnante de vie sociale et scolaire). La délégation était composée de Corinne Elie, l'inspectrice de l'éducation nationale chargée de l'adaptation scolaire et la scolarisation des élèves handicapés ; de Marie-Christine Philbert, présidente nationale de la fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap ; de Patricia Génard, directrice de la Maison départementale des personnes handicapées ; et de Me François (MDPH).
Après ce premier temps de classe, la délégation a rejoint d'autres organisateurs ou participants à cette journée, dont Gilbert Richard, président de l'association départementale de l'œuvre des pupilles de l'enseignement public (ADPEP 02), Jean-Michel Charles, le vice-président de la fédération générale des PEP ; de Dominique Leboiteux, chef de projet. Sans oublier le principal du collège local et son équipe, le gestionnaire, l'infirmière scolaire. Les deux AVS qui suivent l'enfant ont pu expliquer leur rôle, leurs actions et leur travail au quotidien.
« Le travail avec l'élève, c'est d'abord au niveau relationnel. On reprend et on simplifie les normes et les contrôles. On demande surtout, en amont, à travailler avec les professeurs. Tout est en bien pris en compte. C'est très important ! La priorité demeure de développer la capacité d'autonomie. »

Mieux former les accompagnateurs

Actuellement, plusieurs catégories de ces personnels d'accompagnement travaillent dans des conditions particulières, peu ou pas de formation, rémunération au minimum, le SMIC, avenir incertain, emploi précaire ou contrats de travail limités… Ce qui n'est pas pour rassurer les enseignants et encore moins les parents qui voudraient une continuité plus sereine.
Les échanges se sont ensuite prolongés au lycée Léonard-de-Vinci à Soissons.
Au groupe de la matinée s'est ajoutée une élève handicapée du lycée européen de Villers-Cotterêts, avec ses parents, des enseignants, d'autres parents et deux AV2S. Ont encore témoigné des représentants d'associations employeurs d'AV2S : Elisabeth Lopin et deux personnes de Cap'intégration 51, venus de Reims, M. Patrice F. directeur d'Handisup 44 arrivé de Nantes.
Les expériences des divers participants ont enrichi les connaissances des membres de la commission parlementaire. Tout le monde souhaite une meilleure harmonisation des dispositifs qui permettent, dans le cadre de la loi de 2005, de bien scolariser les jeunes porteurs de handicaps. Mieux former les accompagnateurs, assurer une continuité non inquiétante et aller vers une vraie professionnalisation de l'accompagnement ; telles sont les grandes lignes qui ont été définies. Reste aux décideurs de choisir une formule qui satisfera tant les enfants, leurs parents, les enseignants que les salariés et leurs employeurs.

 

 

DANS L'INTERÊT DES ELEVES
Les PEP de l'Aisne ont été choisis comme terrain de rencontre, pas tout à fait pas hasard. Elles ont repris en septembre 2009. Depuis septembre 2010, 15 AV2S dans l'Aisne (pour 120 sur toute la France) accompagnent une trentaine d'élèves, en école, collège ou lycée. Ces personnes ne pouvant plus être employées de l'éducation nationale, une convention inspection académique - association (dans le cadre des conventions nationales) a permis une continuité souhaitée par tous, dans un partenariat privilégié avec l'IEN-ASH. À ce service, un autre s'ajoute, toujours dans l'intérêt des élèves : le Service d'accompagnement pédagogique à domicile (SAPAD) : tout enfant malade ou accidenté, absent de l'école pour 15 jours ou plus peut, dans certaines conditions, bénéficier de cours à domicile, par ses professeurs. Les bourses vacances des PEP permettent, également, le départ en colonies dans les centres de la Jeunesse au plein air. D'autres aides, dans des situations difficiles sont possibles. « Les membres bénévoles de cette association souhaitent que les cotisations des écoles, des mairies continuent de compléter les subventions des institutions » insiste le président axonais, Gilbert Richard.

 

Jean-Raoul BOULANGER
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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 11:22

Social : le chemin de croix de Sarkozy    jeudi 21 avril 2011 

 

 

    Pour revoir l'émission, cliquez ici. ...       link

 

 

 

 

Jean-Claude MAILLY  Secrétaire général de Force Ouvrière (FO) link

 

Au lendemain d’un déplacement ardennais chargé de symboles, le chef de l’Etat a décidé la création d’une prime salariale "obligatoire" dans les entreprises de plus de cinquante employés dont les dividendes augmentent. Mais patronats et syndicats ne sont pas convaincus. 


Cela avait été l’étape-clé de sa campagne en 2006 - il s’était alors adressé à "la France qui se lève tôt" et avait lancé son slogan "Travailler plus pour gagner plus". Plus de quatre ans après ce discours phare et à un an de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, au plus bas dans les sondages, est retourné, mardi 19 avril 2011, à Charleville-Mézières, dans les Ardennes. A cette occasion, il a relancé le thème du pouvoir d’achat et tenté de renouer avec "la France qui souffre".

Ainsi, dans ce département durement touché par la crise industrielle et le chômage, le chef de l’Etat s’est engagé à rendre effective le versement d’une prime aux salariés dont les entreprises distribuent des dividendes à leurs actionnaires. "Le partage de la valeur, j’y tiens, parce que c’est une question de justice", a-t-il martelé, lors de la visite d’une fonderie. "Quand il y a la reprise, j’affirme qu’il est normal que les salariés et les ouvriers à qui on a demandé des efforts pendant la crise bénéficient de la reprise, c’est un principe sur lequel je ne céderai pas", a affirmé le président de la République, alors que la mesure mécontente à la fois le patronat et les syndicats.

Concrètement, cette prime salariale sera "obligatoire" pour les entreprises de plus de cinquante employés qui versent des dividendes en hausse, a précisé,

 

source ici  http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1695

 

 

Nicolas Sarkozy dans les Ardennes « Ça ne peut pas mieux tomber,

 c'est la semaine sainte »

Publié le jeudi 21 avril 2011 à 11H00

 

Sarkozy ressuscite le « président du pouvoir d'achat »
sedanais : « ''Un récidiviste revenu sur les lieux de son crime.'' J'ai bien aimé cette réflexion prononcée pourtant par un homme de droite.
Effectivement, à Vrigne-aux-Bois, on se serait cru sur un lieu de crime ou le parquet effectuait sa reconstitution en présence du criminel et de ses avocats. Routes fermées ; important dispositifs de CRS et de gendarmerie, comme peut-être jamais on en a connu dans la région, avec hélicoptères à l'appui. Le rond-point menant à la Fonte ardennaise (probablement lieu du crime) était absolument inaccessible ; il devait être terriblement dangereux le criminel en question et ses crimes devaient être terriblement nombreux… Derrière un grillage qui paraissait heureusement solide des spectateurs, qui ne savaient certainement pas être aussi des victimes, ont tenté de lui tendre la main probablement pour lui dire au revoir sachant qu'ils ne le reverront plus jamais dans le même habit qu'il portait ce matin. »

baltik : « Le pire c'est qu'il n'a aucune honte de rééditer ses ''mensonges''… Les Français se sont fait avoir une fois… Pas deux ! »
buscemi : « Les Français ne se feront pas avoir deux fois ? Ah bon vous avez des infos ? Vous avez déjà le résultat de la présidentielle ? Et de quels Français parlez-vous ? Ceux que vous fréquentez dans votre section syndicale et auxquels, par simplisme, vous pensez que toute la France ressemble ? Que vous souhaitez voir la gauche au pouvoir (laquelle au fait, celle de Besancenot ou celle du liberam, clone de Sarkozy, DSK ?), cela reste votre souhait à vous… Mais arrêtez de croire que c'est ce que veulent tous les Français. »
Meslier2000 : « Sarkozy est un animal politique. Encore une fois il peut espérer ''entuber'' les ouvriers et la France d'en bas qui ne comprennent pas grand-chose à la réalité du fonctionnement du capitalisme. Pour eux, les responsables de leurs difficultés, ce sont les immigrés. Vive Sarko !
Le jour de la visite du Président, je viens d'apprendre que l'État vient de baisser la Dotation d'équipement des territoires ruraux de 10 %. Bravo l'artiste, les Français méritent d'être menés durement, à l'allemande ! »
dedeclic : « Sarkozy veut ''ressusciter'' le pouvoir d'achat… Ça ne peut pas mieux tomber, c'est la semaine sainte… La Résurrection, mais c'est aussi Pâques, la période des cloches ! »
brunolerouge : « Vivement mai 2012, pour que l'on ne parle plus de cet individu quotidiennement dans les médias. Je lui prédis un destin à la Giscard. »

 

source ici  http://www.lunion.presse.fr/

 

 

 

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Publié dans : Force Ouvrière
Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 12:09

 

 

 

Retour sur la fusillade du 1er mai 1891 à Fourmies

 

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A l’origine, le 1er mai était la fête du printemps ! Dès le Moyen-Age, le 1er Mai était fêté dans les campagnes et la coutume voulait qu'un arbre de Mai (arbre vert enrubanné) soit planté devant la porte de la personne à honorer dans le village. Ce jour de fête était par excellence un symbole du renouveau. Un peu plus tard, dans les années 1700, le 1er Mai fut aussi choisi pour être la date traditionnelle du renouvèlement

des baux ou des contrats de travail.

 

On ne peut pas parler de la fusillade de Fourmies, sans évoquer un autre évènement qui a marqué le monde ouvrier à Chicago, en 1886. En effet, le 1er Mai 1886 à Chicago, devant les usines Mac Cormick, une manifestation est organisée. Plusieurs militants sont arrêtés, condamnés et pendus. C'est en hommage à ces « martyrs de Chicago » que la date du 1er Mai est choisie en 1989, par l’internationale ouvrière, comme étant une journée d'action des ouvriers dans le monde entier.

 

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La ville de Fourmies a atteint son apogée industrielle et démographique à la fin du XIXe siècle. Elle compte alors 16 000 habitants, en majorité des ouvriers. En 1891, à l'approche du 1er mai, on craint des mouvements de grèves comme chaque année à la même date (depuis qu'en 1886 les syndicats ouvriers américains ont décidé de faire de ce jour une journée de revendications). Le 1er mai, jour de travail ordinaire donc non chômé, est devenu un jour de manifestations ouvrières marqué traditionnellement par des grèves.

 

Dès le printemps 1891, la journée du 1er Mai à Fourmies est préparée par des meetings auxquels participent des militants du Parti Ouvrier Français, tels Hippolythe CULINE et Paul LAFARGUE (le gendre de Karl MARX). Les auditeurs se pressent nombreux à ces réunions publiques et les idées sont reprises par : "le 89 des Prolétaires" à Fourmies et le mouvement ouvrier "les défenseurs du Droit" à Wignehies. On y dénonce les conditions de travail déplorables et on revendique la journée de 8 heures de travail.

 

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Hippolythe Culine, le leader local, est né à Sedan en 1849.

 Il est représentant de commerce pour une maison de confection et décide de s’installer à Fourmies en 1888. Il y développe alors la propagande socialiste et organise dans la région des conférences du Parti Ouvrier Français.

Au lendemain du 1er Mai 1891, il sera arrêté, puis traduit quelques jours plus tard, devant la cour de Douai. Il sera finalement condamné à 6 ans de prison, avant d’être libéré en Novembre 1892 et de s’installer à Reims.

 

Il était convenu dès le départ que cette fête internationale du travail devait être une grande journée festive ! Selon le programme qui avait été établi par Culine, les ouvriers étaient invités à porter leurs revendications à la mairie de Fourmies, à 10h. Des festivités l'après-midi et un bal en soirée étaient également inscrits au programme. Le 1er Mai 1891 n’aurait jamais du se terminer dans un bain de sang...

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Les Délégués ouvriers désignés en Assemblée générale des Travailleurs et réunis à Fourmies, au Café du Cygne, rue des Eliets, avaient retenu 8 revendications prioritaires :

1) La journée de huit heures

2) L'application de l'unification de l'heure pour la rentrée et sortie des fabriques et la même heure pour toutes, annoncée par la cloche locale

3) Création d'une Bourse du Travail

4) Révision générale des tarifs, suppression des règlements léonins, abrogation des amendes et des mal façons

5) Fixation de la paie tous les huit jours et l'obligation réciproque de prévenir 8 jours à l'avance en cas de cessation de travail

6) Suppression des octrois

7) Amélioration hygiénique à apporter dans certains ateliers en particulier à Fourmies et sa région.

8) Création de Caisses de retraites pour les ouvriers.

 

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Les patrons répliquent par une adresse très vive "contre les meneurs étrangers" et les "théories révolutionnaires".  Affichée le 29 avril et signée par tous les entrepreneurs, sauf un, elle tente de dissuader les ouvriers de participer à la manifestation.

A la veille du 1er mai, les patrons ont exprimé leur inquiétude au maire qui demande un renfort de troupes au sous-préfet d'Avesnes en prévision de la journée du 1er Mai.

 

Histoire de dissuader les ouvriers à se mettre en grève, le patronat menacera également de licenciement tous les ouvriers qui arrêteront le travail. Devant les risques de débordements, ils finiront par obtenir du préfet qu'il mobilise un important dispositif de maintien de l'ordre. En cette journée du 1er mai, 2 compagnies d'infanterie seront donc mobilisées.

 

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Déroulement de la journée du 1er mai 1891 à Fourmies :

 

Le beau temps est au rendez-vous en ce premier jour du "mois de Marie", un vendredi. Sur les haies du bocage, l'aubépine veut fleurir. Les amoureux ont cueilli des rameaux de frêle blancheur pour les fiancées. Quoi qu'il arrive, les jeunes seront les héros de la fête.

La scène du théâtre est prête: une esplanade rehaussée où la mairie, l'église et des estaminets invitent aux allées et venues, au rassemblement et aux harangues.

A 9 heures, la plupart des ouvriers de la ville sont en grève, et une seule filature reste en activité. Des ouvriers grévistes s'en approchent afin d'obliger "les jaunes" à cesser le travail. Après une échauffourée avec les gendarmes à cheval, quatre manifestants sont arrêtés.

 

Des renforts sont demandés à la sous-préfecture qui envoie deux compagnies du 145e de ligne casernée à Maubeuge. Le 84e RI d'Avesnes est déjà sur place. Le premier slogan de la journée "c'est les huit heures qu'il nous faut " est alors devenu "c'est nos hommes qu'il nous faut ". Le reste de la journée se déroulent sans aucun incident majeur.

 

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En début d'après-midi, le maire de Fourmies promet de relâcher à 17h00 les ouvriers qui avaient été arrêtés le matin.

Il est 18h15, les 4 grévistes emprisonnés à la mairie n’ont toujours pas été libérés. Près de 200 manifestants arrivent alors sur la place de l’église et font face aux 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel qui contient 9 balles (une dans le canon et huit en magasin) de calibre 8 mm. Ces balles peuvent, quand la distance n'excède pas 100 mètres, traverser trois corps humains sans perdre d'efficacité.

 

Il est 18h20, les cailloux volent, la foule pousse. Pour se libérer, le commandant Chapus fait tirer en l'air. Rien ne change. Il crie : " baïonnette ! En avant ! " Collés contre la foule, les trente soldats, pour exécuter l'ordre, doivent faire un pas en arrière. Ce geste est pris par les jeunes manifestants pour une première victoire. Kléber Giloteaux, leur porte drapeau s'avance alors...

 

Il est presque 18h25....le commandant Chapus s'écrie : « Feu ! Feu ! Feu rapide ! Visez le porte-drapeau ! » La troupe tire et pour la première fois utilise le fusil LEBEL La fusillade va faire une trentaine de blessés et neuf morts parmi lesquels Maria BLONDEAU, jeune ouvrière de 18 ans tenant dans les mains un bouquet d’aubépine, Kléber GILOTEAUX, un jeune conscrit de 21 ans et Emile CORNAILLE, enfant de 11 ans avec dans sa poche un petite toupie...

 

histoire_de_Fourmies_8___les_fun_railles_des_victimes_du_1er_mai

 

 

 

Ces morts, promus martyrs aux yeux des ouvriers, vont très vite devenir un symbole de la République répressive et de classe. « Car à Fourmies, c'est sur une gamine que le lebel fit son premier essai… » (Montéhus). Maria BLONDEAU a été effet tuée à bout portant, les yeux dans les yeux de son exécuteur, d'une balle dans la tête ! Louise Hublet, 20 ans, sera tuée de deux balles au front et une dans l'oreille. Félicie Tonnelier, 16 ans, recevra une balle dans l'œil gauche et trois autres dans la tête. Kléber Giloteaux, le porte drapeau, a été touché par trois balles dans la poitrine et deux autres dont une à l'épaule…

Un dixième décès sera à déplorer le lendemain. Camille Latour, 46 ans, commotionné après avoir assisté à la fusillade, décèdera des suites de ses blessures ! Les 10 fusillés de Fourmies seront inhumés le 4 mai devant une foule estimée à près de 30 mille personnes.

 

histoire_de_Fourmies_8___le_1er_mai___le_cur_

 

 

 

Fourmies à la une de la presse...


La presse du monde entier va alors s'emparer de cet évènement tragique. Partout en France, en Europe et même aux États-Unis, l'émotion est à son comble. Certains retiennent l'aspect tragique de la fusillade ; d'autres soulignent le rôle de l'abbé Margerin, curé de la paroisse. A l’issue de cette fusillade, l’Abbé Margerin, avait en effet porté assistance aux blessés et aux mourants. Il est représenté comme s’interposant face à la troupe ; son rôle a ainsi été grandi car à cette date, l’Eglise catholique entamait un rapprochement avec la classe ouvrière. C’est le début du catholicisme social ce que confirme l’Encyclique Rerum Novarum, quelques jours plus tard, 15 mai 1891.

 

Quelques jours après les évènements tragiques de Fourmies, les députés décident d’ouvrir un débat à l’Assemblée nationale. Le 5 mai 1891, les députés votent à l’unanimité un secours de 50 000 Francs destiné aux familles des victimes.

 

histoire_de_Fourmies_7___Cl_menceau

 

 

 

Le 8 mai, dans l’après-midi, à la Chambre des Députés, une proposition d’amnistier tous les manifestants du 1er Mai de Fourmies est déposée par les radicaux, les socialistes et les boulangistes.

Clémenceau, membre du parti Radical, déclare lors d'un discours qui restera gravé dans la mémoire des fourmisiens : «  Messieurs, n’êtes-vous pas frappés de l’importance qu’a prise cette date du 1er Mai ? (…) Si bien qu’il éclate aux yeux des moins clairvoyants que partout le monde des travailleurs est en émoi, que quelque chose de nouveau vient de surgir, qu’une force nouvelle et redoutable était apparue, dont les hommes politiques auraient désormais à tenir compte. Qu’est-ce que c’est ? Il faut avoir le courage de le dire, et dans la forme même adoptée par les promoteurs du mouvement : c’est le Quatrième État qui se lève et qui arrive à la conquête du pouvoir. (…) Il y a quelque part sur le pavé de Fourmies une tache de sang qu’il faut laver à tout prix… Prenez garde ! Les morts sont de grands convertisseurs ; il faut s’occuper des morts ! ».

 

La proposition d’amnistie sera finalement repoussée par 294 voix contre 191.

 

histoire_de_Fourmies_9___le_monument_des_victimes_du_1er_mai_1891

 

04-copie-1.jpg 

 

En 1903, un monument sera élevé à la mémoire des fusillés de Fourmies, dans le cimetière du centre. La journée de 8 heures, soit 48 heures par semaine a été accordée par la loi du 23 avril 1919. Il faudra attendre 1936 et le « Front Populaire » pour que les autres revendications puissent enfin être entendues…

 

Aujourd’hui encore la mémoire des fusillés du 1er mai 1891 à Fourmies est honorée chaque année…

 

Ce résumé a été élaboré d’après le livre d’André Pierrard et de Jean-Louis Chappat : « La fusillade de Fourmies » paru aux éditions Maxima.

-

 

 

 

Que Pensez-vous du 1er mai 1891 à Fourmies ? Quelle image gardez-vous de ces moments tragiques ? N’hésitez pas à laisser des commentaires sur ce blog.

Vous pouvez également nous envoyer des messages et des photos du 1er mai via notre email :

odt-fourmies@netcourrier.com

source ici  http://fourmies.canalblog.com/archives/2009/05/01/5081582.html

 

 

 

  Fourmies est une commune française, située dans le département du Nord (59) et

   la région Nord-Pas-de-Calais. Ses habitants sont appelés les Fourmisiens. ...

 

 

 

 


Agrandir le plan

 

 

 

 

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La fusillade de Fourmies s'est déroulée le 1er mai 1891.

Par Force Ouvrière-Aisne -InfO-Travail-Handicap - Ecrire un commentaire
Publié dans : Témoignage vécu
Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 17:04

FO-CPAM-Oise-contre-sa-Direction.JPG

Par Force Ouvrière-Aisne -InfO-Travail-Handicap - Ecrire un commentaire
Publié dans : Bon à savoir
Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 17:44

 

FO-copie-3.jpg

 

 Excellente intervention de gerald fromager

Secrétaire Général de l'Union Départementale des Syndicats FO de l'Aisne.

 

Cliquez ici pour regarder l'interview

 

link

 

 

 

 

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_PICARDIE_1920

 

 

 

Dans l'Aisne : faux FN ou vrai FO ?

Publié le dimanche 03 avril 2011

 

 

Aucun syndicat ne peut se prétendre entièrement hermétique au FN.

 

Les dernières cantonales ont révélé plusieurs candidats frontistes par ailleurs syndiqués. Les cas relatifs à la CGT et la CFDT dans le Nord et l'Est de la France ont été les plus médiatisés. Mais, l'Aisne n'est pas restée à l'écart de ce qui pourrait devenir un phénomène de fond. Ainsi, dans le canton de Bohain, un secteur du Saint-Quentinois particulièrement touché par la crise économique, c'est José Nain qui défraye la chronique.
Le représentant du FN battu dimanche dernier par le socialiste sortant Michel Collet (64, 8 % à 35, 2 %) était plus connu pour son engagement syndical que politique puisque depuis deux ans il est l'un des repréentants de FO au conseil de Prud'hommes. Ce qui oblige le candidat syndicaliste a quelques contorsions théoriques frisant le grand écart intellectuel. D'un côté le frontiste défend « le travailleur français », de l'autre l'élu de FO défend tous les salariés y compris les immigrés. « Je sais qu'ils ont des droits, je respecte la loi et je les défends. Je ne mélange pas tout », a-t-il expliqué pour défendre une double casquette qu'il assume pleinement en estimant ses deux engagements compatibles. Ce qui n'est pas du goût de son syndicat qui a annoncé que le cas serait évoqué devant sa commission des conflits.

source http://www.lunion.presse.fr/article/politique/dans-laisne-faux-fn-ou-vrai-fo#top

Au fait, pourquoi FO n'a-t-elle pas dénoncé publiquement la participation de son militant aux cantonales avant le verdict des urnes ?

 

 

 

S'est défendu « simplement » appliquer les statuts de l’organisation   Force ouvrière" FO"
Quand on a des mandats, on a interdiction d’appartenir aux organes dirigeants d’un parti politique, on a interdiction de se présenter aux élections », Il faut bien faire la distinction entre quelqu’un qui est adhérent et quelqu’un qui a un mandat syndical !

Malheureusement ce n'est pas le seul cas au sein de tous syndicat confondus.

 

 citant pour preuve le cas d’Arlette Laguiller, qui « chaque fois qu’elle se présentait (…),

venait rendre tous les mandats syndicaux qu’elle avait ».FO-copie-4.jpg

 

 

Tout est bien qui finit bien !!!!!!!

 

FO-FN / Le syndicat prend ses distances en douceur

Publié le mercredi 20 avril 2011 source http://www.lunion.presse.fr/

José Nain n'a pas l'intention de renoncer à son mandat syndical.

José Nain n'a pas l'intention de renoncer à son mandat syndical.

SAINT-QUENTIN (Aisne). FO s'éloigne sans faire de coup d'éclat  de son conseiller prud'homal

 encarté au FN.

«LE bureau de l'union départementale FO de l'Aisne constate que José Nain n'est pas à jour de ses cotisations 2011 et que ses propos le placent, de facto, hors notre organisation ». Le moins que l'on puisse dire c'est que les responsables du syndicat, réunis hier après-midi dans ses locaux saint-quentinois, n'ont pas cherché à faire dans la provocation pour prendre leurs distances avec leur adhérant et conseiller prud'homal à Saint-Quentin (section agriculture) qui s'est présenté sous l'étiquette FN dans le canton de Bohain lors des dernières élections.

Terminer son mandat


Ni expulsion, ni suspension. FO n'a pas voulu prendre de sanction. Dans un communiqué publié hier soir, FO se contente de reprocher à José Nain de s'être prévalu de son mandat syndical lors de sa campagne et d'avoir ignoré « la pratique syndicale » qui veut que l'on informe ses instances lorsqu'on se présente à une élection. De plus, elle estime certains de ses propos « en totale contradiction avec les positions fondamentales du syndicalisme ouvrier ». Un jugement qui aurait peut-être gagné à être étayé par quelques exemples…
Dans les faits, peu de choses vont immédiatement changer. José Nain pourra terminer son mandat tranquillement. FO reconnaît qu'elle n'a pas les moyens de s'y opposer, la désignation aux Prud'hommes par les électeurs ayant lieu intuitu personae c'est-à-dire selon la traduction proposée par le syndicat « eu égard à la personne, elle-même ». L'organisation syndicale promet juste de faire savoir à qui de droit que José Nain « par ses propos ou ses attitudes ne saurait dorénavant engager Force ouvrière ». En fait, toute décision définitive est reportée à plus tard et subordonnée à une éventuelle nouvelle demande d'adhésion de José Nain. Dans ce cas, « elle fera l'objet d'une étude par les instances de notre organisation syndicale ».

Prêt à se représenter


Hier soir, ce n'était pas l'hypothèse privilégiée par José Nain. « Je ne me sens plus d'attaches avec FO. Ce n'est plus un syndicat qui m'intéresse ». D'ailleurs, il affectait de se moquer royalement du résultat de la réunion le concernant : « Je ne cherche même pas à savoir, ils se ridiculisent tous. Je n'ai pas été invité à m'exprimer et franchement, je ne me serai pas déplacé. Nous sommes dans un pays libre, je n'ai rien fait de mal, je n'ai pas à me justifier ». Et d'appuyer là où cela fait le plus mal : « Les syndicats s'opposent aux employeurs pour qu'ils ne licencient pas pour des motifs politiques, syndical ou religieux. Les syndicats sont les syndicats, les partis politiques c'est autre chose ».
José Nain n'a pas l'intention de renoncer à son mandat syndical. « Je continuerai à défendre les ouvriers, c'est pour cela que je me suis engagé même si leur carte syndicale, ils peuvent se la mettre là où je pense ». Mais, il est aussi prêt à poursuivre sur la scène politique. « Chaque fois que Franck Briffaut (secrétaire départemental du FN, NDLR) me le demandera, si je pense que je peux faire un bon score, je me représenterai ».

Jean-Michel ROUSTAND

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