Lundi 22 novembre 2010
Gare SNCF de Laon sera normalement en travaux début 2011
Qu'on se le dise! "prendre gare"
Le temps passe vite, vite, vite, vite...
Le temps passe, de plus en plus vite d'ailleurs.
Ne vous projeter pas uniquement dans le futur, le présent est là.
modernisation des installations voyageurs des gares de l’axe Amiens – Laon (CPER)
Le projet concerne la modernisation de 12 points d’arrêts et la fermeture de 5. L’objectif est de moderniser les installations offertes aux clients du TER Picardie afin de redynamiser le
transport ferroviaire dans la Région et de développer l’accessibilité des gares et points d’arrêt aux personnes à mobilité réduite.
Le démarrage des travaux est prévu en 2010 pour un achèvement en 2011.
Le budget de l’opération sur périmètre Réseau Ferré de France est de 21,5 millions d’euros hors gare de Laon dans les travaux devraient être prochainement actés.
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La SNCF : un train de vocations
Publié le jeudi 25 novembre 2010 à 11H00 source link
Thierry Polard a connu une belle progression de carrière.
Monsieur tout le monde pense conducteur de train quand on évoque la SNCF.
Mais pour rouler, les trains ont besoin d’une multitude de métiers.
L’UNION a rencontré Thierry Polard, à la fois chef des gares de Laon et de Tergnier. Avec en poche le BAC d’électrotechnique passé au lycée Condorcet de Saint-Quentin, il s’inscrit au concours de
la SNCF, essentiellement dans la perspective de pouvoir bénéficier de la sécurité de l’emploi.
Reçu, il exerce comme agent de mouvement à la gare de Vervins : « J’y pratiquais plusieurs métiers en
un : vente de billets, lancement des trains, un peu de sécurité et de comptabilité. Un travail accompli avec d’autant plus de rigueur que la gare de Vervins est à voie unique. J’étais seul, avec
beaucoup de responsabilités, avec la sécurité pour priorité, un mot bien ancré dans notre mentalité. »
C’est ensuite le passage pour trois années à la gare d’Anizy-Pinon et le souci d’évoluer, qui le conduisent vers d’autres horizons. Le professionnel réussi son examen.
Agent de maîtrise en 1992, il connaît toutes les gares de l’Aisne. Il devient responsable d’équipe, chef d’escale à Laon et Saint-Quentin. Cadre de la SNCF en 2001, il est à l’équipement, il
coordonne les travaux. Aujourd’hui, il est chef de gare de Laon et Tergnier : « Un personnel de 30 agents, du management, beaucoup de relations humaines. » Thierry Polard est très attaché à «
l’esprit cheminot » et à la notion d’entraide. Il tient à citer ses deux assistants qui lui sont d’un grand soutien : Ludovic Grando, à Laon, et René Pata, à Tergnier.
Repères...
Un choix de métiers. La SNCF propose de multiples métiers : opérateur, technicien, conducteur de train, commercial, dans des domaines aussi variés que l’infrastructure, le matériel, la traction,
le commercial, la surveillance générale. Il est possible de découvrir dans les fiches métiers de la SNCF sur le site Internet l’ensemble des postes : http://www.sncf.com
Où écrire ? Département du recrutement, de l’orientation et de l’accompagnement professionnel, 116, rue de Saussure - 75840 Paris.
Un processus de recrutement. Une présélection est effectuée après l’envoi d’une lettre de motivation et d’un curriculum vitae. Une évaluation est ensuite réalisé (les postulants sont invités
pendant une journée). S’ils satisfont aux exigences de la Société nationale des chemins de fer français, les candidats obtiennent un rendez-vous sur l’établissement susceptible de les
embaucher.
Enfin la décision est prise à la suite de cet entretien.
« Nous donnons aussi du rêve aux clients »
Angélique Masse, au guichet de la gare de Laon. Angélique Masse est agent commerciale.
Originaire d'Iviers en Thiérache, elle obtient ses CAP et BEP en comptabilité-gestion au lycée professionnel Julie-Daubié à Laon.
Douée en la matière, elle poursuit son cursus au lycée Paul-Claudel, d'où elle sort avec son baccalauréat.
« La comptabilité ce n'était pas mon truc, explique pourtant la jeune femme. J'ai eu la chance de bénéficier des premiers " contrats ville " en 1997. Après six mois à la SNCF à Laon, on m'a
proposé un contrat de qualification en alternance pour passer le Bac Services pendant deux ans au siège de la SNCF à Saint-Quentin. »
Travaillant d'abord dans les bureaux, elle est ensuite venue au guichet, en gare de Laon : « Ça m'a fait découvrir autre chose du monde du travail. Timide, j'ai acquis de l'assurance. »
Son diplôme obtenu, elle occupe un poste dans la petite gare d'Anizy : « Seule au guichet, responsable de la gare, on aime " sa gare ". C'est une expérience qui m'a plu, on connaît bien ses
clients. »
De retour à Laon en 2002, elle devient agent de réserve en gares de Laon et d'Anizy, puis en poste fixe à Laon depuis 2006. Angélique Masse évoque son métier avec enthousiasme : « Nous sommes
disponibles envers le client pour le conseiller et même pour organiser son voyage. Une dame à qui j'avais trouvé le meilleur prix pour Florence, en Italie, m'a envoyé une carte postale, une vraie
reconnaissance. » Elle poursuit : « Nous nous orientons vers un travail d'agence de voyages, vendeur nous donnons aussi du rêve aux clients. »
Perturbations sur la ligne Paris / Saint-Quentin Le ras-le-bol d'un usager
Publié le mardi 07 décembre 2010 link
La qualité du service n'a pas été très bonne au mois de novembre sur la ligne Paris-Saint-Quentin,
concède la SNCF.
IL n'a pas ménagé sa plume pour écrire au président-directeur général de la SNCF et dénoncer ce qu'il qualifie de « scandale picard ». Le docteur Yves Kaufmant, chef de service de l'Établissement
public de santé mentale départementale de l'Aisne (EPSMDA) à Prémontré, excédé par les suppressions de trains sur la ligne Paris / Saint-Quentin le matin, et plus particulièrement le midi, a donc
a adressé une missive des plus acerbe à Guillaume Pépy, le 29 novembre. Il y fait part de son indignation face au mauvais fonctionnement de cette ligne dans les deux sens.
Une perturbation dont ses collaborateurs parisiens, qui se rendent au travail à l'hôpital de Prémontré avec des arrêts aux escales de Compiègne, Chauny et Tergnier ; et ses confrères picards, se
déplaçant parfois à Paris pour y suivre des formations, sont victimes depuis plusieurs années, explique-t-il. Et lui-même très certainement.
Or les explications avancées par la SNCF, autrement dit la survenue répétitive de travaux sur les voies, ne le convainquent pas. « J'ai moi-même vérifié : cela m'a permis de constater que les
travaux en question étaient le plus souvent de type « RTT », c'est-à-dire que personne ne travaillait… »
Et de souligner, pour conclure, des conditions de travail détériorées tout en dénonçant la suppression des trains les plus fréquentés, le non-dédommagement des usagers et les campagnes de
publicité écologique de la SNCF, « dans ce contexte d'une grotesque obscénité. » Une lettre au vitriol que le médecin a également adressée au député de l'Aisne, Jacques Dessalangre et à Christian
Crohem, le maire de Tergnier.
Lélia BALAIRE
Le problème se pose aussi pour les personnes handicapées
la réservation doit être effectuée au moins 48 heures avant le départ.
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La SNCF condamnée pour retards : une idée pour les usagers du Paris-Laon
Publié le lundi 13 décembre 2010 à 09H52
Stéphane Stilinovic, usager régulier du Laon-Paris depuis onze ans, parle d'une année 2009 terrible en matière de retards.
AISNE. La SNCF vient d'être condamnée à indemniser un passager à cause d'un retard de train. Une première qui pourrait donner des idées aux usagers de la ligne
Paris-Laon.
LES usagers de la ligne ferroviaire Paris-Laon y verront peut-être des raisons d'espérer.
La SNCF vient en effet d'être condamnée à indemniser un passager pour un retard de train… L'arrêt a été rendu par la cour d'appel de Paris. Il concerne un avocat qui, en raison de ce retard de
train, n'avait pu prendre un TGV pour aller plaider en province, son client avait perdu le procès.
Un train perdu…
La SNCF ne s'est pas pourvue en cassation et du coup la décision pourrait faire jurisprudence, même si la SNCF estime que chaque cas est particulier et qu'elle en recense qu'une trentaine de ce
type par an.
C'est que pour l'heure les usagers se contentaient au mieux d'obtenir un remboursement partiel ou total de leur billet.
« Si vraiment, cela devait faire jurisprudence, la SNCF serait vite ruinée, je ne crois pas que ce sera le cas », sourit Stéphane Stilinovic, qui prend le train Paris-Laon deux fois par semaine,
depuis onze ans.
Il ne compte plus en effet les retards sur la ligne. « L'année 2009 a été terrible à ce sujet. Cette année, c'est un peu mieux, il faut l'admettre. Mais il reste l'absence d'informations quand il
y a un problème », souligne-t-il.
Pas d'informations pour les passagers
Et comme en outre le réseau de téléphonie mobile est mauvais dans le train sur ce trajet, il n'est pas toujours facile de prévenir.
Du reste, en chat échaudé, ce directeur d'établissement évite de prendre des rendez-vous importants le lundi matin, quand il vient travailler à Laon, en venant de Paris.
« Il y a trois semaines, c'était tout de même assez cocasse, on avait carrément perdu le train. Il n'était pas sur la voie 20, gare du Nord, comme cela devait être le cas. »
Lundi dernier, les passagers sont encore restés une heure dans le train sans savoir pourquoi. « On peut penser que c'était à cause des intempéries, mais on ne nous a rien dit. En revanche, la
personne qui m'attendait à la gare de Laon avait été informée qu'il y aurait une demi-heure de retard. »
Stéphane Stilinovic se rappelle qu'au début qu'il prenait ce train, les retards n'étaient pas si nombreux. « C'étaient plus les grèves qui pouvaient poser souci. Aujourd'hui, avec le service
minimum, les jours de grève les trains qui roulent sont à l'heure. Ce sont plutôt les autres jours qu'il y a des soucis… »
Autre usager, cette Laonnoise qui prend la ligne deux-trois fois par semaine. « Je commence à 9 heures à Paris, dit-elle, Sur le papier, je pourrais ne pas prendre le premier, mais dans les
faits, je suis obligée de le faire sinon je serai en retard souvent. »
Yann LE BLÉVEC
Hausse du prix des billets ?
Publié le lundi 13 décembre 2010
On ne voudrait pas doucher l'enthousiasme des usagers après cette décision historique.
N'empêche que ces derniers risquent encore de vivre quelques galères ferroviaires.
En outre, cela pourrait leur coûter plus cher… alors que le prix du billet est déjà considéré comme très élevé par certains.
Seulement, les voies ferrées françaises auraient un besoin urgent d'être rénovées.
Réseau ferré de France a en tout cas lancé une alerte récemment, expliquant que 20 % des lignes ferroviaires pourraient être inutilisables d'ici à 2020. Et même les lignes sur lesquelles évoluent
les TGV ne seraient pas épargnées.
Dans la foulée, le secrétaire d'État aux Transports, Thierry Mariani, a estimé qu'il serait nécessaire d'augmenter les tarifs des billets de train.
« Je suis favorable à une position équilibrée où l'usager paye en fonction de l'inflation, une augmentation tout à fait raisonnable », a-t-il déclaré.
Le secrétaire d'État a néanmoins précisé que les compagnies devront elles aussi mettre la main à la poche, en augmentant leurs droits de péages.
La déclaration a suscité des réactions notamment des syndicats qui ne veulent pas que l'usager paye.
À la place, cela pourrait être le contribuable, ce sont parfois les mêmes…
Y.L.B.
Les associations restent prudentes
Publié le lundi 13 décembre 2010
Alain Thierry est circonspect.link
Du côté des deux associations locales d'usagers, on accueille cette décision de justice avec un enthousiasme… mesuré.
Pour Alain Thierry, vice-président de l'Association pour l'amélioration du transport ferroviaire, « la grande avancée c'est que la justice reconnaisse que le respect des horaires est une
obligation contractuelle de la SNCF, ce qui n'était jamais arrivé ».
Il souligne combien des retards peuvent être « dramatiques » pour certains salariés, « qui sont en période d'essai par exemple ». Concurrence acharnée<br /> La crainte d'Alain Thierry est
malgré tout qu'il se produise avec la SNCF « ce qui se passe avec les chirurgiens qui ne veulent plus opérer de peur d'être attaqués en justice.
Ne risque-t-on pas de faire payer ce risque de retard aux usagers ? »
Le vice-président d'ATF est aussi assez circonspect sur ce qu'un tel jugement « va changer » pour les usagers qui prennent le train pour la capitale chaque matin et constatent que « ça ne
s'améliore pas ».
Même prudence chez Lionel Toussaint, le président de l'Association des usagers de la ligne Paris-Crépy-Laon (ADU) : « C'est quand même un avocat qui a obtenu cette décision, mais je pense qu'il y
aura d'autres condamnations. Il serait intéressant de voir ce qu'en dit la FNAUT*. »linkComme Alain Thierry, Lionel Toussaint relève que « les retards sont
quasi quotidiens sur la ligne Paris-Laon.
Le problème, c'est aussi le matériel qui est fatigué et puis on donne surtout la priorité au fret privé. » C'est ce que pointe d'ailleurs Gérald Fromager. Soissonnais et secrétaire départemental
du syndicat Force ouvrière, link
Gérald Fromager reconnaît ne prendre le train pour Paris qu'épisodiquement.
Pour autant, il a sa petite idée sur la question des retards, même s'il ne fait, lui non plus, guère d'illusions sur l'effet concret qu'aura le jugement de la Cour d'appel.
« Mardi dernier, le train dans lequel j'étais a été bloqué en forêt de Retz pour laisser passer un train de marchandise de Véolia », conséquence directe à ses yeux de la « séparation de la SNCF
et de RFF et de l'ouverture à la concurrence. Quand on est bloqué derrière un train de marchandises, on n'est pas sur la route, on ne peut pas doubler ! Quand il n'y a pas de retard, il faut déjà
55 minutes pour faire 100 km, quand on y ajoute 1 h 15, ça fait beaucoup ! On voyage moins vite qu'en Mobylette… » Gérald Fromager linkcraint que le réseau SNCF « devienne ce qu'est depuis longtemps le réseau ferré britannique », la « recherche de productivité
primant sur le service public ». Une situation qui le désole « autant comme membre de la fonction publique que comme syndicaliste ».
Philippe ROBIN
* FNAUT : Fédération nationale des associations d'usagers des transports.link
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